GENEVE / Quartier de l’étang

GENEVE / Quartier de l'étang

Le projet du futur Quartier de l’Étang a été organisé autour de la volonté d’offrir à la ville un nouvel ensemble d’espaces publics, boulevards, espaces piétons, places, parc, qui ne sont pas tributaire du réseau routier existant mais qui jouent le rôle central dans l’articulation de la structure paysagère de la métropole genevoise. Il s’agit par ailleurs de donner une identité à ces lieux et de résoudre les problèmes liés au trafic automobile, aux transports en commun, et d’intégrer le nouveau réseau de circulations douces. La place du marché, la place de l’étang et la pinède deviennent des lieux de convivialité qui participent à l’attractivité et à la qualité de vie du  nouveau quartier.
A l’interface entre le vallon du Nant d’Avancher et l’Etang des Tritons, les espaces publics du quartier servent de relais à la biodiversité sur l’un des corridor écologique majeur entre Rhône et plateau.  L’ambition en matière de développement durable se traduit par la mise en place un écosystème urbain performant. Dans un premier temps, la perméabilité des sols et les techniques alternatives de gestion des eaux pluviales permettent d’installer un socle fertile à l’échelle du quartier. Sur cette base, les différentes strates végétales instaurent une hiérarchie spatiale du sol jusqu’aux toitures en dialoguant avec la hauteur des différents bâtiments.  Cette démarche volontariste se poursuit et se décline aux différentes échelles du projet.

NANTES / Bords-à-Bords

NANTES / Bords-à-Bords

Bords à bords est une stratégie métropolitaine prospective qui anticipe la montée du niveau des eaux et s’incarne sur six sites pilotes représentatifs de la diversité des paysages.

Le maillage territorial proposé s’appuie sur la géographie et l’histoire du territoire. Ces paysages sont marqués par la présence de l’eau sous toutes ses formes. Les balises, les franchissements et les mouvements sont autant de signes de sa présence. Véritables lieux d’interface, les bords, dans leur diversité, deviennent les espaces privilégiés du projet.

Ce dispositif évolutif propose à court terme des actions de préfiguration qui activent les bords. Sur le long terme, il engage une nouvelle dynamique métropolitaine.

RENNES / Vallée de la Vilaine Aval

RENNES  / Vallée de la Vilaine Aval

Notre réflexion porte sur l’ensemble du territoire de la vallée, soit 25 km de berges de part et d’autre du fleuve. Partant du constat que cette vallée est porteuse d’un fort imaginaire capable de créer une identité commune sur un territoire morcelé qui tourne aujourd’hui le dos à son fleuve, notre proposition consiste à recréer du lien entre la Vilaine et sa campagne. Le parc de la Vilaine a pour vocation de travailler à la recomposition du territoire, au rassemblement de ses composantes, notamment à travers une mise en réseau plus directe des deux rives de la Vilaine. L’originalité de ce parc est d’associer un cadre de vie diversifié et de qualité avec un grand nombre d’activités. Le parc de la Vilaine sera celui de la proximité et de la qualité de vie. Nous proposons de structurer ce parc autour de deux voies, véritables lignes d’énergies qui articulent les aménités de ce territoire.

BORDEAUX / 55 000 ha pour la Nature

BORDEAUX / 55 000 ha pour la Nature

Le développement de l’intercommunalité et la décentralisation des aménagements vers les communes périphériques a engendré une extension urbaine importante productrice d’interfaces restant quelque peu indéfinies entre la ville et la «non-ville». Les limites de l’agglomération et de la ville sont, en général, des espaces en constante évolution. Ce sont des lieux où s’opèrent des changements et des évolutions rapides de la construction urbaine. S’en dégage souvent le sentiment de destruction du cadre de vie en raison de la mutation rapide de celui-ci qui déstabilise les repères des habitants. Ces espaces sont également les lieux d’exposition de la nature, là où elle se donne à voir par ses lisières et ses horizons.
La richesse des éléments naturels de la CUB ont produit un nombre important d’espaces d’interfaces. Ces espaces sont générateurs de situations de lisière que l’on peut définir comme autant de ‘’Bords’’ qui se forgent au gré des éléments naturels et urbains qu’ils rassemblent. Ils ne constituent pas une ligne mais une épaisseur, à l’image d’un écotone entre deux milieux écologiques. De même, ils ne sont pas homogènes et peuvent se décliner différemment selon les espaces qu’ils traversent et constituent la trame vivante de la CUB. Nous avons mis en évidence quatre grandes catégories de Bords : les bords forestiers, les bords d’eaux, les bords agricoles, les bords de parc et les bords d’infrastructures. Les bords concentrent les enjeux de demain. Ce sont des zones d’intérêt pour le projet urbain propices à l’innovation de la pensée urbaine en lien avec la nature.

ANTIBES / Sophia Antipolis

ANTIBES / Sophia Antipolis

Sophia Antipolis qui a incarné le rêve urbain de travailler dans la nature doit aujourd’hui se renouveler et proposer une véritable ville-nature: cela impose de penser autrement en imaginant de nouveaux modes d’échanges, de relations, de mixité programmatique, de vie urbaine et un nouveau regard sur l’espace naturel.

Les propositions émises par l’Agence TER cherchent à répondre à l’aspect labyrinthique des lieux, fruits de l’évolution erratique récente, prônant pour y répondre un réseau de circulations douces améliorant la perception du territoire. L’objectif de durabilité implique aussi de composer avec le capital nature mais aussi l’attractivité culturelle et les formes urbaines. Ces enjeux s’avèrent cruciaux à l’heure des réflexions sur le développement de nouveaux pôles au sein de la technopole.

A l’issu de cette étude, un schéma directeur définit une nouvelle organisation conjuguant ces préoccupations pour donner à la technopole les clés d’une refonte et d’un développement exemplaire.

Cette étude a donc eu pour but de constituer une « charte du capital nature », ouvrage de référence destiné à être communiqué aux élus, aux aménageurs et aux différents services publics en charge des espaces publics et forestiers de Sophia. Cette charte met l’accent sur le rôle structurant des grands éléments du paysage que sont les vallées et buttes Sophipolitaines aujourd’hui sous considérées et menacées à terme par l’expansion de la technopole.

SOISSONS / Berges de l’Aisne

SOISSONS / Berges de l'Aisne

Lors de l’étude de définition, l’équipe de maitrise d’œuvre fait le constat d’un territoire en sommeil. L’Aisne se présente comme l’arrière scène de la ville et peu d’activités tirent parti de l’eau. Les berges sont délaissées en cœur de ville, se résument à des gazons urbains ras le long du grand mail au nord et dépourvus de biodiversité et n’ont pas de de continuités piétonnes pour la rive droite.
Le projet suit le fil conducteur du réveil afin de redonner une attractivité à Soissons en tachant de :
– Rapprocher Soissons de l’Aisne
– Réconcilier la ville et la rivière
– Réactiver les liens historiques
– Etendre la nature en ville
La stratégie globale d’aménagement des berges s’articule en trois grandes séquences géographiques qui se complètent et s’interconnectent selon trois grandes thématiques : « l’Aisne loisirs » au nord, « la pièce urbaine » en cœur de ville historique et « l’Aisne habitée »’ : nouveau quartier respectueux de l’environnement.

AULNAY / PSA

AULNAY / PSA développement urbain

Le site PSA fonctionne aujourd’hui comme une entité fermée et autonome de 180 hectares et constitue l’emprise foncière mutable la plus vaste du quart Nord Est de la métropole. Un des enjeux principaux du renouvellement du site sera de l’ouvrir pour établir de réelles synergies avec les entités avoisinantes. L’emprise PSA est bordée de tous côtés par des axes routiers extrêmement fréquentés. Une réflexion approfondie sur la forme urbaine et la programmation a été menée pour chacune de ses trois franges. Le projet formule des réponses urbaines et programmatiques innovantes pour faire face à la diversité et la complexité du territoire.

Le projet urbain répond à ces nouvelles exigences de souplesse, de transversalité et d’hyperconnectivité. Au-delà de la recomposition de l’espace, c’est aussi l’amélioration de la qualité urbaine du territoire qui est en jeu. Affranchi de son caractère insulaire et capable d’accueillir une diversité d’activités, le site devient un espace urbain à part entière. Le projet doit également se rendre flexible sur le long terme afin de laisser le champ libre à toutes les opportunités de développement. Pour répondre à ces ambitions, le projet crée un espace souple, hybride et résilient. Ses lignes directrices sont dessinées par des entités structurantes mais non contraignantes: le Parc Linéaire faisant une bande avec les parcs du Sausset et de Robert Ballanger ; la trame de mobilité intégrant tous les échanges entre Aulnay, Gonesses et l’Ouest Parisien ; et les hubs limitrophes accueillant transport en téléphérique. Ces éléments composent la structure fixe du projet et garantissent sa cohérence sur le long terme.

UCKANGE / Parc du haut fourneau U4

UCKANGE / Parc du haut fourneau U4

Situé entre Metz et le Luxembourg en Lorraine, Le Haut Fourneau d’Uckange est au cœur d’une région marquée par un lourd passé industriel et minier. Depuis l’arrêt de l’activité au début des années 90, le haut fourneau U4 d’Uckange domine 14ha d’une vaste friche industrielle parsemée de bâtiments annexes.

Suivant la volonté de redonner une nouvelle existence à ce haut lieu industriel (et dans la continuité du “Jardin des traces” réalisé en 2006, des expositions de Mecilor ou encore de la mise en scène lumineuse “Tous les soleils”), l’EPFL Lorraine a souhaité engager des travaux amorçant une ouverture au public et une reconversion complète des lieux passant par l’accueil de nouveaux équipements et programmations.

Dans ce contexte, la mission de conception du parc du Haut Fourneau U4 confiée à l’agence TER consiste ainsi à proposer un plan guide des espaces et une mission de maitrise d’œuvre sur tous les espaces accessibles au public.
Face à ces incertitudes et suite aux études préliminaires, l’Agence TER a proposé de composer son aménagement en tramant l’ensemble du site sous la forme de parcelles de 7X35m constituant l’unité de base pour toute implantation d’un projet futur quel qu’en soit sa nature (construction, stationnement, jardin de phytoremédiation, parcelle en attente etc…).

Matérialisé par la mise en place de plus de 500 jalons ces parcelles sont traversées par un cheminement central appelé “Traverse”. La Traverse permet de cheminer et traverser le site en scénographiant le caractère industriel des lieux et en composant avec le caractère mutable et évolutif d’un site dont les usages et occupation ne sont à l’heure actuelle que pressentis. La Traverse, véritable  colonne vertébrale des espaces public s’attache ainsi à mettre en scène les traces visibles de l’activité industrielle (utilisation de matériaux du site, conservation des anciens revêtements et rails etc…).

 

BARCELONE / Plaça de les Glories « CANOPIA URBANA »

BARCELONE / Plaça de les Gloriès

Située à l’intersection des grands axes barcelonais  (Gran Vià, Diagonal et Meridiana) mis en place par Idelfons Cerdà, la Place des Gloires Catalanes a fait l’objet d’un concours international remporté par l’Agence Ter. Le projet lauréat, appelé Canopia Urbana est une stratégie qui vise trois objectifs principaux :

En premier inventer un écosystème urbain qui hybride ville  et nature.

En second, mettre dans une relation synergique le sous-sol, le sol de la ville et les horizons métropolitains. Constitutive de l’hybridité, cette relation verticale implique autant le milieu naturel que l’homme.

Enfin, en troisième, il s’agit d’offrir un espace capable de remplir  dans un même espace les fonctions dédiées à une place et celles dédiées à un parc.

Glories, par sa situation au croisement des grands tracés d’Idelfons Cerdà, par ses dimensions (environ 20 hectares) et par son statut d’un espace en attente d’une vocation métropolitaine supérieure, est l’opportunité unique pour développer cette stratégie.

Le premier acte de cette stratégie consiste à parfaire le caractère continu du sol. Sans rupture avec les quartiers environnants, ce sol continu se déploie tel un plan libre pratiquement horizontal, il autorise tous les transits, il est capable d’une  polyvalence maximale.

Le deuxième acte  vise à restaurer les échanges naturels entre ciel et sous-sol, en déminéralisant  et en fertilisant la surface actuelle largement imperméable et stérile. Cet acte permet les échanges hydriques et biologiques verticaux comme horizontaux, conditions premières pour permettre l’émergence d’un espace vivant, biodiverse et capable d’agir comme un puissant régulateur climatique.

Le troisième acte propose de mettre en place une canopée végétale. Inscrite dans l’épaisseur du «vélum construit» du Barcelone de Cerdà (vingt-huit mètres), cette canopée articule les axes verts et civiques de l’est de Barcelone (Sagrera-ciutadella, Carretera de ribes-Clot, Rec comtal  et diagonal). Ample, elle agit comme un puissant connecteur écologique et régulateur climatique.

Le quatrième acte correspond à un dispositif d’intensification qui s’exprime par une constellation de «nodes» ponctuant l’espace du parc. «nodes» verticaux, intensificateurs de biodiversité en connexion avec la canopée, «nodes» verticaux mettant en relation le sous-sol infrastructurel et le sol urbain (jardi d’immersio- sortidas metro) ou le sol et le skyline métropolitain (node skywalker) et enfin «macro-nodes» correspondant à des programmes et usage spécifiques potentiellement clos.

Enfin l’achèvement de la diagonale comme axe majeur est l’acte ultime de cette stratégie.

CHANGSHA / Ouest Meixi Lac

CHANGSHA / Ouest Meixi Lac

Pour répondre aux besoins démographiques et alimenter la croissance économique, la ville de Changsha, développe une ville nouvelle résolument écologique à sa périphérie. La ville écologique vient raccorder les éléments urbains isolés et indépendants existants de l’autre côté de la rivière (campus universitaire, une zone d’activité et un business district) à la ville ancienne. Territoire d’eau, le réseau hydrographique mais aussi la topographie ont guidé la conception du plan guide. Un axe est-ouest relie deux lacs paysagés. De cette colonne vertébrale viennent se connecter des transversales nord-sud depuis les montagnes vers la ville. Ces connexions secondaires s’appuient sur le réseau hydraulique, les espaces ouverts et les axes routiers existants dont les services écosystémiques (continuités écologiques, filtration de l’eau, îlots de fraîcheur, zone refuge à la biodiversité…) sont renforcés pour créer une matrice écologique à l’ensemble de la ville.