CASTELNAUDARY / Lycée François Andreossy

CASTELNAUDARY / Lycée François Andreossy

Le lycée Jean Durand et le lycée agricole de Castelnaudary font l’objet aujourd’hui d’une restructuration dans le cadre de la construction du nouveau lycée François Andreossy.

Aujourd’hui séparé par un champ agricole (campus – du latin : champ, large espace), les bâtiments vont être réunis et formeront un véritable campus soit un ensemble des bâtiments éducatifs aux allures de parc. Un travail sur la topographie du site permet de gérer la totalité des eaux pluviales à travers la création d’un paysage inondable.  Une promenade connecte tous les bâtiments éducatifs, aujourd’hui isolés, et délimite le champ qui sera le nouveau cœur de l’ensemble. Ce parcours évoque les quais du Petit Bassin du Canal du Midi, par sa configuration périphérique au vide centrale, et par une largeur d’horizon comparable. L’accès au campus se fera par une allée plantée, qui reprend le tracé agricole existant, et amène au cœur de l’ensemble.

OSLO / Bibliothèque Deichmanske

OSLO / Deichmanske Bibliothek

L´intention de la ville d´Oslo de devenir fjord city est renforcée par l´aménagement des espaces extérieurs de la bibliothèque qui sont à la fois élément et extension de l´espace public. Comme un tapis urbain, le revêtement de sol couvre la totalité de la place et s´étale jusqu´ à l´intérieur du bâtiment. Des dalles de petit format en granite forment la base de ce tapis dont l´aspect de la surface change: lisse pour les axes principaux de circulation et rugueuse pour les zones plus calmes. Situé à la charnière entre la ville médiévale et la ville nouvelle conçue selon un plan en damier, la bibliothèque est liée symboliquement aux deux quartiers par des axes lumineux incrustés au sol. Intégré dans ceux-ci, un système de nébulisation crée, surtout la nuit, une ambiance mythique. En utilisant la place comme immense écran, des graphiques ou des textes peuvent y être projetés depuis l´auvent de la bibliothèque. Il est même possible de les manipuler interactivement par téléphone portable. A l´ouest, le tapis urbain est couvert d´une fine couche d´eau, accessible à pied et reflétant le ciel. En hiver, elle se transforme en patinoire. Ce film d´eau peut être enlevé en peu de temps pour céder la place à des évènements temporaires et des concerts.

FLEURY / Le Quartier Des Hauts de L’Orne

FLEURY / Le Quartier Des Hauts de L’Orne

Le développement urbain du quartier Hauts de l’Orne s’inscrit dans une réflexion territoriale plus large qui intègre les grandes orientations de l’agglomération en termes de logements, d’équipements, de liaisons, d’équilibre entre le construit et le naturel, menée par l’équipe de la maîtrise d’œuvre dans le cadre de l’établissement du plan guide.

L’emprise du site est aujourd’hui un plateau agricole de 90 ha. L’invention d’un nouveau « socle paysage » permettra sa reconquête et installera durablement les bases d’une nouvelle façon d’habiter sur le territoire de la commune. Cette reconquête paysagère se fait grâce à la mise en cohérence et à par la valorisation des composantes naturelles, paysagères et patrimoniales du site.

TOULOUSE / Grand Parc Garonne

TOULOUSE / Grand Parc Garonne

La Garonne, colonne vertébrale des espaces naturels et de respiration de la métropole toulousaine à longtemps été dépréciée par l’urbanisation. Le plan-guide définit les principes d’une reconquête des territoires de Garonne à l’échelle de l’agglomération toulousaine, en proposant de créer le Grand Parc naturel, urbain et fluvial qui lui manque. Les portes de Garonne (« hubs » multimodaux transversaux de connexion pôles urbains/Garonne) et la Via Garonna (voie douce longitudinale et partagée : piéton, cycles, équestre….) constituent les éléments principaux et repérables du réseau de mobilités douces. Cette réappropriation des bords de Garonne est l’occasion de valoriser le patrimoine architectural et paysager, mais aussi de renouer avec un art de vivre en lien avec les nouvelles dynamiques créatives de la métropole.
L’élaboration du Plan Guide menée en étroite collaboration avec les services de l’Etat, les communes concernées et de nombreux partenaires (associations/usagers) a permis de définir les orientations stratégiques du projet et d’assurer la convergence des objectifs sur les différentes séquences du fleuve.
Au-delà des limites administratives de la communauté urbaine, le Grand Parc Garonne s’inscrit dans une approche spatiale et temporelle très large, à l’échelle de la Haute-Garonne et de la région Midi-Pyrénées, mais également de tout le bassin versant de la Garonne. Parallèlement à la réflexion stratégique de long terme (horizon 2030), des opérations pilotes ont été identifiées afin d’engager dès 2012 la reconquête du fleuve

LORIENT / ZAC du Péristyle

LORIENT / ZAC du Péristyle

Ce nouveau quartier de centre-ville représente un enjeu majeur d’une part parce qu’il est le cœur historique de la ville, la Compagnie des Indes fondatrice de Lorient se situait en ce lieu ; d’autre part il doit servir de véritable trait d’union entre le centre-ville et la rade. Le Péristyle constitue donc la première véritable opportunité pour la ville de gagner le front de rade à un endroit particulier où le Scorff devient rivière.

CASABLANCA / Quartier Vert d’ANFA

CASABLANCA / Quartier Vert d’ANFA

Le nouveau quartier d’ANFA à Casablanca, s’étend sur le site de l’ancien aéroport de la ville. Nous avons choisi de préserver le tracé et l’horizon de l’ancienne piste en accentuant les perspectives existantes afin d’exploiter ce plateau, qui oriente le regard vers la mer et la grande mosquée et créée de nouvelles échappées visuelles. Les surfaces planes et minérales de la piste et des taxiways s’alternent avec des parcelles fertiles et offrent la possibilité de réactiver des milieux naturels. Qualités spatiales et écologiques, surface et sol, planéité et substrat inspirent l’élaboration d’une stratégie d’aménagement structurée par le paysage. Le nouveau quartier d’ANFA s’articule autour d’un parc central de cinquante hectares adossé au tracé de la piste désaffectée. Des bandes boisées et des prairies fleuries, composées d’acacias et de gleditsias, s’y relayent. La création d’un parc forestier de cette ampleur sous le climat méditerranéen de Casablanca implique une gestion stratégique des réserves d’eau. Ce Central Park est ainsi paré de ramifications transversales formant un véritable réseau d’écosystèmes. Ses branches ouest sont garnies de jardins frais plantés d’essences hydrophiles qui récoltent les eaux de pluie et exploitent les périodes pluviales. Ainsi ordonnancée, la trame verte peut alors accueillir des constructions.

ILE DE FRANCE / Grand Paris / Pour une métropole durable

ILE DE FRANCE / Grand Paris / Pour une métropole durable

La consultation internationale « Le Grand Pari(s) de l’agglomération parisienne » engagée par l’État et les collectivités en 2008-2009 a interrogé le fonctionnement de la métropole à l’échelle de l’Ile-de-France et permis de tracer des pistes, de définir un canevas, d’esquisser des scénarios post-Kyoto. Le contexte actuel, les concrétisations aujourd’hui à l’œuvre modifient la donne et nécessitent d’instruire à nouveau le débat et de tracer de nouvelles perspectives.
Notre étude porte sur les potentialités de densification et d’urbanisation des fonciers disponibles en bordure des infrastructures fluviales, ferroviaires ou autoroutières et dans les zones d’activités commerciales, dans un premier temps et sur l’expérimentation de stratégies d’implantation de programmes de logements collectifs dans un deuxième temps.
Réfléchir « en grand » permet d’aborder la question des friches notamment dans un nouveau rapport au territoire. Mis bout à bout, ces espaces délaissés redessinent de nouveaux paysages et offrent de nouvelles potentialités d’usage et de biodiversité. Ils fabriquent des continuités de situations de nature qui interfèrent avec d’autres situations paysagères. Les délaissés urbains petits et moyens renforcent une minéralité exacerbée de la ville et renvoient souvent une image négative de la qualité de vie. A cette échelle, la transformation paysagère vient accompagner des usages existants : pockets garden pour attendre les transports en communs, à proximité des lieux de scolarisation. Ces lieux se déclinent en fonction de la typologie de public qui les fréquente : jeunes, public en transit, riverains.

BERLIN / RECONVERSION DE L´AEROPORT DE TEGEL

BERLIN / Reconversion de l´aéroport de Tegel

C´est principalement l´étendue du terrain de l´aéroport qui caractérise le paysage de Tegel. Il constitue le plus grand espace naturel de tout Berlin. L´ aéroport est en majeure partie encadré par la forêt Jungfernheide dont le peuplement forestier a été depuis longtemps l´élément distinctif de ce paysage.
Ces deux éléments caractéristiques sont complétés par les vestiges de l´utilisation aéroportuaire qui incluent aussi bien les vestiges bâtis (pistes et terminal) que les biotopes existants et à protéger sur le terrain d´aviation.
D´une manière sensible et durable, le projet renforce les qualités existantes du lieu tout en reliant le terrain aux espaces naturels alentours et à l´armature urbaine.
Ce projet répond à deux objectifs de développement principaux : le renforcement de l´aspect paysager et la création d´un parc d´activité économique et technologique. Ces deux objectifs, temporairement indépendant l´un de l´autre, seront par la suite développés en parallèle.

LILLE / Le « bois habité », Euralille 2

LILLE / Le "bois habité", Euralille 2

Grande opération d’urbanisme du cœur de Lille, le quartier d’affaire Euralille se voit prolonger depuis 2000 d’une seconde opération, entre le Grand Palais, une gare de fret et l’arrivée de l’autoroute A1, destinée à connecter ce moteur de l’économie avec son territoire urbain habité.
Au sein de la zone d’aménagement Euralille 2 (qui s’étend sur 22 hectares), le projet du bois habité propose une forme originale d’habitat où la végétation, à la source de l’opération, offre de multiples ambiances en réponse à la diversité qu’offrent les bâtiments. Le cœur de ce bois habité décline un concept d’espaces publics où, grâce au stationnement souterrain, le piéton se retrouve maître de la surface, en relation constante avec le sol.