PENGZHOU / Jianjiang Vallée

PENGZHOU / Jianjiang Vallée

Notre projet pour le plan guide de la vallée de Jianjiang se compose de trois grandes parties :
–              la réorganisation des mobilités au sein de la vallée,
–              une stratégie urbaine et de préservation des zones naturelles,
–              la création des 7 projets emblématiques.

La vallée ne se lit non pas seulement par ses deux versants mais aussi sur ces trois strates. Le lit du fleuve en constitue la première, les mi-pentes la seconde et la crête, élément remarquable, la troisième. Des architectures différentes sont associées à chaque strate.

La vallée est composée de 6 villages majeurs et 3 villages périphériques. Notre problématique était: comment densifier cette vallée pour lui apporter tous les services dont elle a besoin sans la détériorer? Notre projet crée une boucle de 7 villages en synergie.

Le renforcement de chaque village passe par:
–              la densification du tissu urbain existant, en s’installant dans les dents creuses et les bords ;
–              l’installation d’écotone, zone de transition entre l’urbain et le rural, où sont mis en place un système d’énergies renouvelables ;
–              la préservation des zones fertiles, lieu d’importance pour la biodiversité et le renforcement du caractère agricole de la vallée.

BEIJING / Axe Sud

BEIJING / Axe Sud

Le concours « imaginer le prolongement sud de l’axe central de Pékin » organisé par le Bureau des Territoires de Pékin, la mairie de Fengtai et la mairie de Dongcheng vise à définir une stratégie d’aménagement pour le sud de la capitale en respectant son système axial original. L’axe central de Pékin, vieux de 800 ans a historiquement guidé le développement de la ville. Ces dernières décennies, la croissance urbaine a fait sortir la ville de ses limites historiques, au-delà de l’axe établi. Le prolongement de l’axe a plusieurs grands objectifs. Il doit organiser un développement urbain raisonné jusqu’au nouvel aéroport international sud, poser les bases d’un nouvel urbanisme écologique en vue de tendre vers une nouvelle civilisation écologique et proposer une intégration de la partie historique de l’axe dans le développement moderne de la métropole pour la constitution du dossier d’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. La proposition de l’équipe s’est formulée autour de la redéfinition de l’axe comme un espace public modulable, un axe de lecture de la culture locale et une succession de portes et de places structurante pour les nouveaux quartiers. Au sud, le projet propose de marquer une nouvelle limite urbaine entre ville dense et ville périphérique par la création d’une nouvelle porte d’entrée dans la capitale. Ce nouveau seuil est marqué par un parc de 900 ha qui propose une mise en scène de la nature et de la ville. Le dessin de la nouvelle ville s’appuie sur les traces historiques locales, le grand parc impérial (Nanyuan) et sa route d’accès originelle.

ANVERS / Over de ring Zuid

ANVERS / Over de ring Zuid

Le projet « Over de ring Zuid » fait partie d’une grande réflexion territoriale sur l’avenir de l’infrastructure périphérique à Anvers et la possibilité de le couvrir à certains endroits, afin de créer des opportunités de connexions, d’espaces publics et de développements futurs. Il s’agit de créer la continuité de la ville au-delà de la rupture infrastructurelle qui a été introduite dans les années 60. Le secteur d’intervention consiste de 4 km d’infrastructures avec tous les abords urbains et paysagers : comment est-ce que des couvertures potentielles peuvent être un moyen d’une transformation progressive de ce territoire?
Le projet du ring est une illustration des opportunités exceptionnelles qui sont créés grâce à l’idée de mettre l’infrastructure routier au deuxième plan et de prioriser la ville de demain avec ses réseaux de mobilités douces et de transports en commun, avec des espaces collectifs et des réserves écologiques, avec des développements urbains mixtes et avec des nœuds d’activités métropolitaines et de quartier, tout en gardant le grand paysage comme canevas pour la structuration des continuités autour du ring.
Dans la grande vision, des projets pilotes sont formulés, stratégiques car capable d’initier une transformation progressive du secteur. Certains des projets pilotes agissent sur les continuités importantes le long de tout le ring, par exemple les stratégies hydrologiques, écologiques, contre les effets des nuisances et de la pollution, tandis que d’autres développent un projet spatial pour les endroits ou connexions clés pour les quartiers autour ou même pour des nœuds métropolitains.
Le processus de définition des lignes directrices de ce projet a été un dialogue intense avec les habitants et les groupes citoyens, ce qui a permis de comprendre les différents points de vue des problématiques et des opportunités du site. A travers des workshops, des promenades, des présentations et dialogues individuelles, un lien a été construit entre les concepteurs et les usagers.

SAINT-NAZAIRE / Façade Littorale

SAINT-NAZAIRE / Façade Littorale

La métropole Nantes-Saint-Nazaire, historiquement fondée sur ces deux agglomérations, se modifie au fur et à mesure de l’intégration
des «campagnes habitées» aux processus de décision et de fabrication de la métropole. Ce rééquilibrage politique du territoire est propice à la mise en valeur des qualités intrinsèques de l’étendue campagnarde et naturelle et bénéficie par là même à la ville centre. Il s’agit de comprendre comment cette campagne et ces espaces naturels, qui constituent une grande majorité de l’étendue métropolitaine, peuvent devenir un espace partagé par 90 % de personnes qui n’y résident pas, mais aussi dans quelles proportions ces espaces constituent une identité commune et partagée par la communauté métropolitaine.

L’étude façade littorale, tend à lire le territoire à travers son caractère insulaire, celui de la presqu’île de Guérande. La notion de bords, entendue ici comme zone privilégiée d’échanges et d’interfaces entre deux milieux distincts, est la réponse conceptuelle et opérationnelle que nous apportons. Cette approche « macro » montre de quelle manière les Bords peuvent jouer un rôle dans la stratégie d’ensemble, comme outil de valorisation du foncier notamment, mais aussi comme épaisseur de projet. C’est un outil transversal qui permet d’aborder toutes les problématiques simultanément (tourisme, écologie, développement urbain, foncier …). Les Bords sont des lieux stratégiques, prioritaires mais aussi fragiles. Notre lecture du territoire nous a permis de mettre en évidence trois types de Bords distincts qui constituent des leviers prioritaires de ransformation du territoire : le bord littoral, le bord rétro-littoral et l’entre-deux bords.
L’ambition est de fabriquer notre propre vision du territoire à grande échelle, de comprendre quelles sont les forces en présence et sur quels éléments du paysage cette vision partagée peut trouver son fondement. Le changement d’échelle qui nous permettra ensuite d’aborder chacun des 3 secteurs de projet identifiés entre Pornichet et Saint-Nazaire sera pour nous l’occasion de décliner cette approche du grand paysage et de la confronter aux réalités locales.

DIEPENBEEK / Campus

DIEPENBEEK / Campus

Un eco-campus pour Diepenbeek

Le développement continu du site du campus de Diepenbeek nécessite une réflexion sur la plus grande échelle. Non seulement sa position stratégique entre Hasselt, Genk et Diepenbeek, mais aussi le contexte des zones naturelles et inondables est d’une grande importance pour le projet. Différentes thématiques sont à la base de cette réflexion de plan guide pour le développement du site pour les prochaines décennies : l’eau, l’écologie, les mobilités douces et communs, les constructions (bâtiments du campus et logements étudiants).
Un axe central urbain organisera l’expansion du campus. Cette colonne vertébrale composée surtout d’espaces publics, est à la fois un élément connecteur et collecteur qui tisse les facultés, les parcs scientifiques et les bâtiments collectifs. Cette figure agit comme une nouvelle centralité du campus, une structure qui accueille la vie universitaire, professionnelle, culturelle et sociale du campus de Diepenbeek.
La stratégie spatiale pour l’expansion du campus s’inspire aux paysages propres du site: les forêts et les étangs le long du Miezerikbeek, les prairies de la vallée du Demer et les chambres et digues du paysage agricole central. Une variété de typologies et de principes d’implantation des nouveaux bâtiments sont pensées pour renforcer ces paysages.
Dans un premier temps, le campus se transformera sur site propre, en travaillant la problématique de la mobilité et le parking, en construisant aussi un axe d’espace public nord-sud, en développant un hub de transport public et en renforçant les paysages caractéristiques du territoire.
La première expansion du campus aura lieu dans le paysage des chambres agricoles et digues plantées, où l’axe central sera densifié et sera porteur des activités.

SHANGHAI / Pudong Berge Est

SHANGHAI / Pudong Berge Est

La municipalité de Shanghai a engagé un vaste processus de réaménagement de la rive droite du Huangpu sur une longueur de 21 kilomètres. Au cœur de l’agglomération, ce projet vise à favoriser un art de vivre au bord du fleuve jusqu’ici peu développé ou fortement industrialisé, à donner une visibilité et une identité forte à cet espace de cette métropolite-monde en en impulsant des usages variés et permanents sur l’ensemble du linéaire de berge. Dans cette optique, le projet redéfini l’espace de la berge comme une interface vivante entre les quartiers et le fleuve, une épaisseur nouvelle qui articule modes doux, écologie, espaces publics, activités et économie. La continuité est assurée par un triptyque d’espaces permettant de définir différents flux et usages thématiques (grande promenade, chemin de découverte, piste sportive). Chacun de ces espaces est accompagné d’équipements thématiques permettant d’intensifier et d’activer la berge en favorisant de nouvelles activités au bord de l’eau. La berge est ici définie comme un espace de vie quotidienne autant diurne que nocturne mais également comme le support organisé des festivités locales et nationales.

 

Au centre de la réflexion, la «Grande promenade» devient un lieu de divagation pour les piétons, proposant de nombreuses animations temporaires ou permanentes (food truck, prairies ludiques…). La «Piste sportive» est principalement destinée aux cyclistes, aux sports de glisse urbaine et aux joggeurs.  Elle est ponctuée d’infrastructures sportives (tables de ping-pong,  parcours de santé…) ce qui assure des usages à la fois ancrés et en mouvement. Enfin, le «Chemin de découverte» permet de profiter des qualités historiques rendues possibles par des vues sur le grand paysage métropolitain, tout en favorisant des activités pédagogiques liées à la biodiversité, à la protection de la faune et de la flore.

 

Pour chacun de ces aménagements, des partis pris forts sont proposés afin d’assurer un traitement paysager de qualité, notamment par une mise en scène de grands espaces ouverts sur le fleuve et sa skyline. Les aménagements sont pensés dans un souci de continuité linéaire (21 phares implantés tous les kilomètres). Cette continuité est consolidée par la création d’un bornage repère (tours en bois implantées tous les kilomètres). Le projet renforce la présence de la nature en cœur de ville en s’appuyant sur les dynamiques naturelles du fleuve. Il  favorise l’accessibilité à la berge en articulant les différents moyens de transport par la création de hubs urbains au niveau des ferrys (aménagement de ports, création d’un transport par câble, correspondances tram, métro…). L’aménagement de la rive droite du Huangpu pose les bases d’un espace public connecté pour la métropole, à  travers un système de bornage continu relié à une application smartphone. Shanghai trouve dans ce projet une «waterline» reflet de sa symbolique «skyline» et un nouvel espace public support d’expression des modes de vies locaux.

BRUXELLES / Metropolitan Landscapes – La Vallée du Molenbeek

BRUXELLES / Metropolitan Landscapes - La Vallée du Molenbeek

La Vallée du Molenbeek et son paysage historique, riche en milieux naturels et activités, elle montre les atouts et défis de la position du paysage et de l’espace ouvert périphérique pour le développement métropolitain de Bruxelles. Avec une position entre deux régions (Flandre et la Région Capitale bruxelloise), la vallée est aujourd’hui caractérisée par une rupture administrative et politique en plus du grand contraste ville-campagne. Par conséquent, la Vallée du Molenbeek est un territoire charnière, offrant beaucoup de potentiel pour devenir un instigateur pour le développement de la périphérie bruxelloise de demain.

Dans cette recherche par le projet, le tissu urbain est pensé et formé à travers les structures paysagères, notamment en coupe. La stratégie de développement de la Vallée est basée sur les caractéristiques topographiques du site, ce qui amène à une définition de diverses morpho-typologies de l’espace ouvert (fonctionnels ainsi que spatiales), dépendant de la hauteur dans la structure de la vallée : hilltop, cascade, low valley. Ces trois catégories représentent des positions pour des landmarks (métropolitains), pour une confrontation intense avec le tissu urbain ou pour un corridor naturel.

La vision générale pour la Vallée est basée sur l’idée d’un parc productif pour Bruxelles Ouest, qui évoque un mindshift dans la métropole en permettant la problématique de la durabilité alimentaire d’être visible pour tous. Le parc introduira des circuits courts, et combinera des espaces écologiques, productifs et publics en une seule structure paysagère péri-urbaine cohérente. La relation avec le tissu entourant est essentielle dans ce sens. Diverses projets pilotes ont été définis pour les différentes séquences du parc (rurale, charnière, urbaine).

Le paysage métropolitain de la Vallée du Molenbeek fonctionnera donc autant comme charnière que comme levier pour le développement de la périphérie nord-ouest de Bruxelles.

NANTES / Bords-à-Bords

NANTES / Bords-à-Bords

Bords à bords est une stratégie métropolitaine prospective qui anticipe la montée du niveau des eaux et s’incarne sur six sites pilotes représentatifs de la diversité des paysages.

Le maillage territorial proposé s’appuie sur la géographie et l’histoire du territoire. Ces paysages sont marqués par la présence de l’eau sous toutes ses formes. Les balises, les franchissements et les mouvements sont autant de signes de sa présence. Véritables lieux d’interface, les bords, dans leur diversité, deviennent les espaces privilégiés du projet.

Ce dispositif évolutif propose à court terme des actions de préfiguration qui activent les bords. Sur le long terme, il engage une nouvelle dynamique métropolitaine.

RENNES / Vallée de la Vilaine Aval

RENNES  / Vallée de la Vilaine Aval

Notre réflexion porte sur l’ensemble du territoire de la vallée, soit 25 km de berges de part et d’autre du fleuve. Partant du constat que cette vallée est porteuse d’un fort imaginaire capable de créer une identité commune sur un territoire morcelé qui tourne aujourd’hui le dos à son fleuve, notre proposition consiste à recréer du lien entre la Vilaine et sa campagne. Le parc de la Vilaine a pour vocation de travailler à la recomposition du territoire, au rassemblement de ses composantes, notamment à travers une mise en réseau plus directe des deux rives de la Vilaine. L’originalité de ce parc est d’associer un cadre de vie diversifié et de qualité avec un grand nombre d’activités. Le parc de la Vilaine sera celui de la proximité et de la qualité de vie. Nous proposons de structurer ce parc autour de deux voies, véritables lignes d’énergies qui articulent les aménités de ce territoire.

BORDEAUX / 55 000 ha pour la Nature

BORDEAUX / 55 000 ha pour la Nature

Le développement de l’intercommunalité et la décentralisation des aménagements vers les communes périphériques a engendré une extension urbaine importante productrice d’interfaces restant quelque peu indéfinies entre la ville et la «non-ville». Les limites de l’agglomération et de la ville sont, en général, des espaces en constante évolution. Ce sont des lieux où s’opèrent des changements et des évolutions rapides de la construction urbaine. S’en dégage souvent le sentiment de destruction du cadre de vie en raison de la mutation rapide de celui-ci qui déstabilise les repères des habitants. Ces espaces sont également les lieux d’exposition de la nature, là où elle se donne à voir par ses lisières et ses horizons.
La richesse des éléments naturels de la CUB ont produit un nombre important d’espaces d’interfaces. Ces espaces sont générateurs de situations de lisière que l’on peut définir comme autant de ‘’Bords’’ qui se forgent au gré des éléments naturels et urbains qu’ils rassemblent. Ils ne constituent pas une ligne mais une épaisseur, à l’image d’un écotone entre deux milieux écologiques. De même, ils ne sont pas homogènes et peuvent se décliner différemment selon les espaces qu’ils traversent et constituent la trame vivante de la CUB. Nous avons mis en évidence quatre grandes catégories de Bords : les bords forestiers, les bords d’eaux, les bords agricoles, les bords de parc et les bords d’infrastructures. Les bords concentrent les enjeux de demain. Ce sont des zones d’intérêt pour le projet urbain propices à l’innovation de la pensée urbaine en lien avec la nature.