SHANGHAI / Place des Ferrys

SHANGHAI / Place des Ferrys

Le projet de la Place des Ferrys redessine un tronçon de 500m des berges du Huangpu côté Puddong. Il s’inscrit dans le cadre du vaste réaménagement de 22km d’anciennes rives industrielles et de l’établissement d’une continuité piétonne, sportive et cyclable, d’espaces publics et de parcs ouverts sur le fleuve.
L’aménagement de l’espace au travers de la création d’une place, d’un parc et de passerelles répond au besoin d’associer le fonctionnement de plusieurs équipements de transports en commun et des bâtiments existants avec la volonté de rendre les berges accessibles au public.
Aujourd’hui simple couloir de passage, la station de ferrys change de statut par la création d’une place dédiée. Les commerces et les espaces verts invitent à la pause et offrent services, ombre et lieux de repos durant l’attente des bateaux.  La place est ouverte sur un nouveau parc qui articule des terrains de sports, une maison de repos médicalisée et une nouvelle gare de bus. La couverture de cette dernière autorise la création d’un parc sur plusieurs niveaux qui ouvre de nouveaux panoramas sur les paysages du fleuve. Une promenade piétonne surélevée longe le bord du fleuve et autorise la conservation des fonctions portuaires existantes. Deux pistes sportives surélevées slaloment en retrait et desservent les équipements et le parc. La séparation des flux (piétons, sportifs et usagers des transports en communs) autorise la création d’un parc calme face  à la maison de repos médicalisée.
Le projet de la Place des Ferrys change le visage de la berge pour en faire un lieu où le quotidien des habitants peut prendre place au bord du fleuve.

SHANGHAI / Dongchang Nord

SHANGHAI / Dongchang Nord

Le projet de Dongchang nord concerne le réaménagement d’un tronçon de 1,4 km des berges du Huangpu. Il s’inscrit dans le cadre du vaste réaménagement de 22 km des anciennes rives industrielles de Puddong par l’établissement d’une continuité piétonne, sportive et cyclable et la création de nouveaux espaces publics et parcs ouverts sur le fleuve.
Le parc existant sur la berge du quartier de Dongchang nécessitait d’être repris pour accueillir le passage de la grande promenade piétonne, de la piste de jogging et de la piste cyclable. Ce réaménagement était l’occasion de repenser les pratiques et d’adapter la berge aux usages contemporains des habitants. Le projet est basé sur l’amplification des qualités de l’existant. Dans ce sens, le dessin du quai a était simplifié, les matériaux rendus plus durables et les pratiques de glisse facilitées. Une grande promenade pensée pour la déambulation familiale offre à tout moment l’occasion de s’asseoir et de profiter de ce grand espace ouvert sur le fleuve. En parallèle une succession de pelouses et de terrasses en bois invite à s’installer au bord de l’eau comme sur une plage verte. Le quai est volontairement un espace grand, simple et ouvert qui laisse toute sa part à l’appréciation des paysages du fleuve. En contraste, le bosquet en retrait est un espace plus confiné et chargé d’ambiance. La canopée abrite de petits salons d’extérieurs, véritables extensions des appartements du quartier pour accueillir les activités journalières des habitants. L’ombre et la fraîcheur fournie par les arbres est propice aux pratiques sportives. Un terrain de basket supplémentaire y a été installé et les pistes sportives serpentent entre les troncs, ponctuées de quelques fenêtres sur le Huangpu. Les strates végétales basses ont été retirées pour ouvrir les vues et laisser passer la lumière. Au coucher du soleil, c’est un spectacle d’ombres chinoises que la lumière du fleuve nous donne en contraste avec l’obscurité du bosquet et ses feuillages.

NANTERRE / Secteur Gare de la ZAC des Groues

NANTERRE / Secteur Gare de la ZAC des Groues

La ZAC des Groues est un projet de renouvellement urbain, qui a pour objectif de développer un quartier de vie attractif à l’emplacement d’un site actuellement productif et en partie pollué, profitant de l’implantation du futur pôle gare de Nanterre La Folie desservi par le RER E et la ligne 15 du GPE.

Les conditions du sol (fortement artificialisé et pollué) et la volonté de créer un quartier où le bien-être, la biodiversité, le paysage, font partie prenante de l’identité, impose que l’on mette en place une méthode de conquête écologique: nous expérimentons ici le dispositif d’écosystème vertical. Le concept se traduit par des puits de vie, bosquets de 10 à 15 mètres de large plus ou moins dense, permettant une intensification écologique sur toutes les strates du sous-sol au ciel, et une diffusion de la biodiversité par logique de stepping-stones.

Les différents milieux sont créateurs d’ambiances et par ricochets d’usages. La densité du végétal permet qu’on s’y installe ou non, et régule l’intensité de la vie urbaine en la reconnectant avec la nature.

La nature en ville est source de biodiversité, de services rendus et de services écosystémiques comme la protection contre les inondations, levier de réduction des îlots de chaleur et de régulation bioclimatique, corridors écologiques, productions alimentaires, outil de résilience ou de lutte contre le changement climatique.

AMIENS / Les trois mondes

AMIENS / Les trois mondes

Amiens bénéficie d’un cadre exceptionnel entre ville et nature : côté urbain, le centre-ville à la reconstruction exemplaire, la cathédrale et la Tour Perret comme points de repère à grande distance, le quartier Saint-Leu vibrant… Côté nature, de très beaux parcs urbains, la Somme, les hortillons et la campagne aux portes de la ville.
Le nouveau quartier de La Vallée s’insère entre ces deux conditions, à proximité directe de la gare et du centre-ville et les pieds dans la Somme. Le projet de Vallée Idéale révèle ce « déjà-là », tout en l’amplifiant pour ouvrir de nouvelles aspirations : attirer les familles et les jeunes actifs, accueillir les touristes, sédentariser les étudiants, développer le secteur tertiaire autour de la gare.
La nouvelle Vallée crée la pièce manquante, un trait d’union d’une rive à l’autre, d’une hauteur à l’autre, du minéral au végétal.
La programmation variée et innovante complète avantageusement l’offre actuelle dans le respect de l’histoire et du contexte urbain.
Le potentiel de chacun des trois sites est développé en cohérence avec sa programmation et son environnement proche, afin de soigner les transitions et de concilier tous les modes de vie, de la ville intense à la ville apaisée. Il s’agit de créer une ville à la fois dynamique et durable.

SACLAY / AgroParisTech

SACLAY / AgroParisTech

Intégré dans le quartier de l’Ecole Polytechnique, le nouveau bâtiment commun d’AgroParisTech et de l’INRA est voué à devenir un des projets phares du cluster scientifique du plateau de Saclay. Campus hybridant ville et nature, c’est autour du paysage que s’articule le projet urbain et architectural : un paysage au fondement de l’identité du plateau, portant avec lui la définition du campus du 21e siècle. Le jardin est alors figure centrale et fédératrice du projet.

Ses principes:

– Un sol vivant, tant au niveau biologique qu’en termes d’usages. Ce sol est un plan libre, qui accueille et régule une diversité d’usages. L’idée est à la fois de permettre une liberté d’appropriation grâce à un sol simple et plane, et d’orchestrer cette polyvalence, en faisant varier les degrés d’intensités (écologiques ou usagères) par le traitement paysager.

– Une biodiversité qui s’exprime par les îlots d’intensités écologiques, régulant les usages et pour développer des réservoirs de biodiversité dans des lieux ponctuels, qui a aussi pour qualité d’apporter un confort climatique et de l’ombre.

– Une canopée, qui constitue le fil conducteur du paysage en le liant notamment à son environnement. Cette canopée est composée d’essences locales, spécifiques du plateau, permettant ainsi d’établir des continuités écologiques.

– Une mosaïque d’ambiances, permises par des variations paysagères : du grand jardin central aux espaces plus intimes, jardins, terrasses, bassins, pelouses, … Ces lieux constituent une diversité d’espaces permettant une diversité d’usages.

CLERMONT-FERRAND / Stade Marcombes

CLERMONT-FERRAND / Stade Marcombes

Le parti architectural et paysager adopté pour ce parc sportif urbain, est celui d’une Land Arch où se mêlent de manière étroite et harmonieuse architecture et paysage dans un dialogue nourri d’échos.

Le large parvis d’entrée ouvre sur l’ « Allée triomphante». Elle amplifie et révèle la géométrie hérite du vélodrome. Cette allée s’élargir pour former des prairies aménagées où il fera bon être. Ce premier élément avec lequel seront confrontés les visiteurs, dira tout de la démarche qui anime ce projet. Bien enraciné dans le passé et résolument tourné vers l’avenir; celui d’un parc paysager urbain. La figure structurante de l’allée reprend le double alignement d’arbres existants, alterne avec de nouveaux arbres au port tantôt haut tantôt bas en fonction des besoins en lumière de certains aménagements dont le «Bois des découvertes». Actuel square restructuré et agrandi en plusieurs zones de jeux, celui-ci est l’un des deux points haut du site. Les structures d’équilibres, les balançoires et jeux de sables en bois se mêlent avec les troncs des arbres des buttes arborée. Mélange d’arbres conservés et nouvelles plantations, ces buttes séparent les différentes zones de jeux et permettent à des tobbogans de prendre place dans la pente afin de révéler la topographie exceptionnelle du stade.

En écho au « bois des découvertes», la «Terrasse des Puys» est aménagée en toiture d’un bâtiment ateliers et salles sportives. Deuxième point haut, cette toiture plantée propose un belvédère sur l’ensemble du site. Ce lieu ménage des vues panoramique sur les sommets de la «Chaîne des Puys» et constitue ainsi une échappée sur le grand paysage de Clermont-Ferrand.

LIBOURNE / Quais de la confluence

LIBOURNE / Quais de la confluence

Les quais de la ville de Libourne, historiquement conçus comme un espace fonctionnel pour le commerce du vin, étaient devenus un vaste espace de stationnement. L’Agence Ter a gagné le concours lancé par la Maire en 2015 pour réaménager les quais sous le thème de la confluence ville – nature.
En chantier depuis 2016, l’Agence Ter accompagne la ville dans la démarche de valorisation du patrimoine architectural et fluvial. Le projet d’aménagement des quais en cours de finition, développe les mobilités douces pour une pacification des quais par la création d’une grande promenade qui relie le fleuve à la ville par la stimulation des usages et activités et dans l’affermissement de la dynamique portuaire et touristique. On peut déjà observer le métabolisme ville nature sur la place de la confluence et l’esplanade de la République, ou la mutation de parc de stationnement en lieu de vie ont changé le quotidien des citoyens avec des usages et rassemblements en bord de rive. En accompagnement de cette promenade, un long trottoir planté invite les promeneurs à marcher jusqu’au pont de Fronsac, point de départ d’une nouvelle tranche qui sera aménagée en 2020. Les axes du projet sont déjà visibles : clarification des parcours par la continuité du sol, ouverture visuelle vers l’eau, ouverture des quais aux pratiques urbaines (sports, plaisance, croisière, plage verte, festivités…) et amplification des berges naturelles par des jardins humides. Le projet de restauration des berges respecte le cycle naturel de l’eau par un travail de micro-topographie et la mise en place d’une végétation diversifiée avec des dégrées de gestion différenciée : jardins humides, alignement sous des bandes prairiales sèches, pelouses non fréquentées, pelouses fréquentées avec irrigation, etc…Ce projet propose à la fois une nouvelle urbanité sur les berges de Libourne avec des espaces publics hospitaliers et à la fois une place pour une nouvelle nature urbaine liée à l’eau permettant la coexistence entre inondabilité et usages.

AUBERVILLIERS / Campus Condorcet

AUBERVILLIERS / Campus Condorcet

Sur 5.4 hectares, la ville d’Aubervilliers accueillera le plus grand campus universitaire dédié à la recherche et à la formation à la recherche en sciences humaines et sociales. Le site s’inscrit dans un processus de recomposition urbaine. La conception du nouveau quartier répond à un double enjeu d’articulation : entre les différentes unités du campus, mais aussi entre le campus et la ville. Cette articulation se fait grâce à trois principaux principes : le «campus parc», «le Cours des Humanités» et le «socle actif».

Le Campus Condorcet est un «campus-parc», une oasis apaisée dans la minéralité du secteur Sud de la Plaine Saint-Denis. Il offre une grande étendue verte prolongeant le dispositif végétal des rues limitrophes dans le paysage du campus. Cette intensification végétale assure une fonction climatique essentielle et favorise la biodiversité tout en offrant un espace extérieur confortable.

La deuxième figure, le «Cours des Humanités» constitue l’épine dorsale du projet; c’est un axe nord-sud d’une largeur généreuse. Il fédère l’ensemble des institutions et constitue leur adresse. Il s’infléchit pour traverser le Grand équipement documentaire, relie d’un seul trait la station de métro Front Populaire et le tramway tout en offrant au nord un accès direct au RER.

Le «socle actif» envisage les rez-de-chaussée des bâtiments comme un ensemble très perméable visuellement comme physiquement. Ce « socle actif » d’une hauteur constante de 4,5 mètres, rassemble, outre les halls des différentes institutions, les programmes connexes ouverts aux habitants et aux étudiants.

LILLE / Multilom

LILLE / Multilom

Inscrit dans un ancien site industriel fortement minéralisé et au patrimoine végétal quasi absent, le projet d’urbanisation de Multilom est l’opportunité d’un changement de paradigme visant non seulement de fabriquer un cadre paysager riche et diversifié, mais aussi de développer une stratégie d’écosystème urbain, une hybridation ville et nature, qui s’affranchit de la présence automobile et qui promeut une diversité spatiale capable d’offrir une large palette de situations, de la plus intime à la plus publique.

Le premier acte de cette stratégie vise à restaurer les échanges naturels entre ciel et sous-sol, en déminéralisant et en fertilisant la surface actuelle largement imperméable et stérile. Cet acte permet les échanges hydriques et biologiques verticaux comme horizontaux, conditions premières pour permettre l’émergence d’un espace vivant bio diverse, gestionnaire efficace des eaux pluviales et une étendue capable d’agir comme un puissant régulateur climatique. D’une manière générale le projet propose une densité arborée marquée.

Le deuxième acte propose d’organiser un emboîtement des échelles de « privacité », de l’espace public à la terrasse privative. Cette diversité permettra une riche organisation spatiale des relations sociales. L’absence de voiries autres que des dessertes pour les pompiers, les déménagements et en partie les ramassages d’ordures ménagères facilitera ce principe.

Le troisième acte, qui prolonge le précédent, propose de développer un « paysage productif ». Essentiellement au travers d’un grand jardin partagé, mais aussi au travers de la plantation de petits vergers productifs en cœurs d’îlots.

LOS ANGELES / Pershing Square

LOS ANGELES / Pershing Square

Pershing Square est un des espaces publics historiques de Downtown Los Angeles. Initialement un parc, il a perdu sa fonction initiale de poumon vert et de lieu de rencontre pour les habitants. La création d’un parking souterrain dans les années 1980 a surélevé la place, isolant cet espace du contexte urbain par des escaliers, des murs et des rampes de parking.

« Agence Ter & Team » (Agence Ter comme mandataire d’un groupement avec dix agences de Los Angeles), a développé une vision pour Pershing Square Renew : un nouveau paradigme d’espace public, intégrant la vie sociale et culturelle, la nature et le tissu urbain environnant, basé sur un projet « canevas » qui sera développé ensemble avec les habitants et acteurs de Downtown.

Le principe de base du projet et de remettre la place de nouveau au niveau de la rue : « radical flatness ». Une restructuration minutieuse du toit du parking permet de créer cette surface continue. Le nouveau Pershing Square sera donc inclusif, démocratique et accessible ; retourné à sa planéité historique et continu avec les trottoirs environnants, accessible à partir de toutes les directions et pour tout le monde, sans escaliers ni murs.

Pershing Square offrira de nouveau plein d’ombre ; des jardins sous le couvert d’arbres indigènes et une « smart canopy », une pergola avec des vignes, couvre divers kiosques. Au centre une grande pelouse ouverte peut recevoir des activités de toute échelle, d’un pique-nique au concert à la projection de film.

La durabilité est inhérente au projet : l’eau est récupérée et traitée, les espèces résistent la sècheresse, et la pergola génère de l’énergie pour le parc. Cette pergola est aussi support d’œuvre d’art public par l’artiste lumière Leo Villareal.

Le design intemporel, élégant dans sa simplicité, installe un cœur vibrant, ouvert et inaugure une nouvelle dynamique dans Downtown Los Angeles.