GENEVE / Quartier de l’étang

GENEVE / Quartier de l'étang

Le projet du futur Quartier de l’Étang a été organisé autour de la volonté d’offrir à la ville un nouvel ensemble d’espaces publics, boulevards, espaces piétons, places, parc, qui ne sont pas tributaire du réseau routier existant mais qui jouent le rôle central dans l’articulation de la structure paysagère de la métropole genevoise. Il s’agit par ailleurs de donner une identité à ces lieux et de résoudre les problèmes liés au trafic automobile, aux transports en commun, et d’intégrer le nouveau réseau de circulations douces. La place du marché, la place de l’étang et la pinède deviennent des lieux de convivialité qui participent à l’attractivité et à la qualité de vie du  nouveau quartier.
A l’interface entre le vallon du Nant d’Avancher et l’Etang des Tritons, les espaces publics du quartier servent de relais à la biodiversité sur l’un des corridor écologique majeur entre Rhône et plateau.  L’ambition en matière de développement durable se traduit par la mise en place un écosystème urbain performant. Dans un premier temps, la perméabilité des sols et les techniques alternatives de gestion des eaux pluviales permettent d’installer un socle fertile à l’échelle du quartier. Sur cette base, les différentes strates végétales instaurent une hiérarchie spatiale du sol jusqu’aux toitures en dialoguant avec la hauteur des différents bâtiments.  Cette démarche volontariste se poursuit et se décline aux différentes échelles du projet.

GENÈVE / Jardin « Floor Works »

Jardin "FLOOR WORKS" / Genève

Le mot ‘work’ exprime simultanément le travail et l’oeuvre, ‘floor’ le sol. FloorWorks serait donc l’oeuvre produite par le travail du sol, c’est-à-dire par l’action de manipulation, de jardinage, des matériaux minéraux ou vivants. Un seul matériau inerte, l’acier Corten, est choisi pour être travaillé sur la totalité du jardin. Telle une vêture disposée en lés successifs, ce sol d’acier rouge se plie ou se déforme créant deux types de «figures» : les «figures chaises» qui permettent de s’installer dans le jardin et les «figures tuteurs», accueillant en alternance, plantes grimpantes permanentes et plantes renouvelées chaque année selon une thématique choisie. Entre les lés, se trouve la matière qui va faire vivre ce jardin : terre végétale au droit des «figures tuteurs», eau bruissante et rafraîchissante ailleurs.
Les éléments permettant l’accès au bâtiment ou la traversée du jardin sont posés, comme flottants, par-dessus la vêture d’acier rouge et sont revêtus d’ardoise grise.

GENEVE / Fondation Louis Jeantet

GENEVE / Fondation Louis Jeantet

Il s’agissait de proposer une réponse unitaire à un programme comprenant la construction d’un auditorium en sous-œuvre, d’un édifice de logements de sept niveaux, et la réhabilitation d’une villa avec le dessin d’un nouveau jardin. Depuis la rue, une longue passerelle mène au cœur du projet, le patio conçu comme une antichambre japonisante, un lieu de calme et de sérénité à parcourir et observer de l’intérieur ou depuis la terrasse. Les parois, constituées de voiles de béton créent deux interstices entre lesquels sont glissés les escaliers d’accès à la terrasse. Les cerisiers à fleurs sont plantés sur un sol de schiste noir, posées de manière aléatoire sur un lit de saigne (mousse). Enfin une réserve d’eau comprise dans l’épaisseur des murs, introduit une sonorité particulière dans un espace essentiellement végétal.