NANTES / Bords de Loire – Petite Hollande

NANTES / Bords de Loire - Petite Hollande

A Nantes, plusieurs siècles d’histoire politique, littéraire, artistique, scientifique et économique, ont façonné un formidable héritage autour du voyage. Le comblement des bras de Loire a participé à l’effacement du fleuve dans le centre-ville, mais il en a toutefois laissé l’emprise et l’échelle. Le projet vise à retrouver le contact entre la ville et le fleuve, a retrouver son échelle, sa nature ; une réappropriation par les usages, les sens, le paysage. Le plan de cohérence vise tout d’abord à révéler la richesse des identités de la Loire qui s’expriment à Nantes : une loire pastorale et cultivée, inspirée de la campagne en amont, qui amplifie les rives de l’ancienne île Gloriette. Puis une loire portuaire, batelière et littorale en aval, inspirée par l’estuaire, qui propose d’accompagner les quais de jardins maritimes et de pavillons, petites architectures qui occuperont ces quais comme le faisaient autrefois les hangars, proposant à chaque fois en miroir, une installation sur l’eau.
A la confluence de ces imaginaires et ces paysages, deux espaces publics métropolitains confortent la reconquête mutuelle entre Nantes et son fleuve. La petite Hollande est une grande place-parc métropolitaine et capable, qui se plie au contact de l’eau par des emmanchements, laissant ville et Loire s’épouser en un vaste promontoire. La cale Saint-Felix devient un espace festif et sportif, marquant la nouvelle porte Sud de la métropole.

NANTERRE / Secteur Gare de la ZAC des Groues

NANTERRE / Secteur Gare de la ZAC des Groues

La ZAC des Groues est un projet de renouvellement urbain, qui a pour objectif de développer un quartier de vie attractif à l’emplacement d’un site actuellement productif et en partie pollué, profitant de l’implantation du futur pôle gare de Nanterre La Folie desservi par le RER E et la ligne 15 du GPE.

Les conditions du sol (fortement artificialisé et pollué) et la volonté de créer un quartier où le bien-être, la biodiversité, le paysage, font partie prenante de l’identité, impose que l’on mette en place une méthode de conquête écologique: nous expérimentons ici le dispositif d’écosystème vertical. Le concept se traduit par des puits de vie, bosquets de 10 à 15 mètres de large plus ou moins dense, permettant une intensification écologique sur toutes les strates du sous-sol au ciel, et une diffusion de la biodiversité par logique de stepping-stones.

Les différents milieux sont créateurs d’ambiances et par ricochets d’usages. La densité du végétal permet qu’on s’y installe ou non, et régule l’intensité de la vie urbaine en la reconnectant avec la nature.

La nature en ville est source de biodiversité, de services rendus et de services écosystémiques comme la protection contre les inondations, levier de réduction des îlots de chaleur et de régulation bioclimatique, corridors écologiques, productions alimentaires, outil de résilience ou de lutte contre le changement climatique.

SAINT-NAZAIRE / Façade Littorale

SAINT-NAZAIRE / Façade Littorale

La métropole Nantes-Saint-Nazaire, historiquement fondée sur ces deux agglomérations, se modifie au fur et à mesure de l’intégration
des «campagnes habitées» aux processus de décision et de fabrication de la métropole. Ce rééquilibrage politique du territoire est propice à la mise en valeur des qualités intrinsèques de l’étendue campagnarde et naturelle et bénéficie par là même à la ville centre. Il s’agit de comprendre comment cette campagne et ces espaces naturels, qui constituent une grande majorité de l’étendue métropolitaine, peuvent devenir un espace partagé par 90 % de personnes qui n’y résident pas, mais aussi dans quelles proportions ces espaces constituent une identité commune et partagée par la communauté métropolitaine.

L’étude façade littorale, tend à lire le territoire à travers son caractère insulaire, celui de la presqu’île de Guérande. La notion de bords, entendue ici comme zone privilégiée d’échanges et d’interfaces entre deux milieux distincts, est la réponse conceptuelle et opérationnelle que nous apportons. Cette approche « macro » montre de quelle manière les Bords peuvent jouer un rôle dans la stratégie d’ensemble, comme outil de valorisation du foncier notamment, mais aussi comme épaisseur de projet. C’est un outil transversal qui permet d’aborder toutes les problématiques simultanément (tourisme, écologie, développement urbain, foncier …). Les Bords sont des lieux stratégiques, prioritaires mais aussi fragiles. Notre lecture du territoire nous a permis de mettre en évidence trois types de Bords distincts qui constituent des leviers prioritaires de ransformation du territoire : le bord littoral, le bord rétro-littoral et l’entre-deux bords.
L’ambition est de fabriquer notre propre vision du territoire à grande échelle, de comprendre quelles sont les forces en présence et sur quels éléments du paysage cette vision partagée peut trouver son fondement. Le changement d’échelle qui nous permettra ensuite d’aborder chacun des 3 secteurs de projet identifiés entre Pornichet et Saint-Nazaire sera pour nous l’occasion de décliner cette approche du grand paysage et de la confronter aux réalités locales.

AMIENS / Les trois mondes

AMIENS / Les trois mondes

Amiens bénéficie d’un cadre exceptionnel entre ville et nature : côté urbain, le centre-ville à la reconstruction exemplaire, la cathédrale et la Tour Perret comme points de repère à grande distance, le quartier Saint-Leu vibrant… Côté nature, de très beaux parcs urbains, la Somme, les hortillons et la campagne aux portes de la ville.
Le nouveau quartier de La Vallée s’insère entre ces deux conditions, à proximité directe de la gare et du centre-ville et les pieds dans la Somme. Le projet de Vallée Idéale révèle ce « déjà-là », tout en l’amplifiant pour ouvrir de nouvelles aspirations : attirer les familles et les jeunes actifs, accueillir les touristes, sédentariser les étudiants, développer le secteur tertiaire autour de la gare.
La nouvelle Vallée crée la pièce manquante, un trait d’union d’une rive à l’autre, d’une hauteur à l’autre, du minéral au végétal.
La programmation variée et innovante complète avantageusement l’offre actuelle dans le respect de l’histoire et du contexte urbain.
Le potentiel de chacun des trois sites est développé en cohérence avec sa programmation et son environnement proche, afin de soigner les transitions et de concilier tous les modes de vie, de la ville intense à la ville apaisée. Il s’agit de créer une ville à la fois dynamique et durable.

ASNIERES-SUR-SEINE / ZAC du Parc d’Affaires

ASNIERES-SUR-SEINE / ZAC du Parc d'Affaires

Développé sur 16 hectares et doté d’une large façade urbaine sur la Seine, le parc d’affaires est desservi par la gare RER C Les Grésillons qui sera connectée à la future gare du Grand Paris Express. Un écoquartier y est projeté sur un premier schéma établi par Christian Devillers puis repris et conduit par l’Agence Ter au départ de celui-ci en tant qu’urbaniste et paysagiste coordinateur de la ZAC.
La stratification urbaine et paysagère est le principe majeur de l’aménagement des espaces publics et des lots bâtis. Trois strates majeures sont imaginées :
– la strate «résiliente», celle du sol unitaire et poreux en lien avec le fleuve utilisant le langage de l’eau pour retrouver un sol fertile (stockage en continu le long des mails et des voies, noues, parc réservoir) ;
– les strates productives, les terrasses intermédiaires nichées dans les étages installant des principes d’agriculture urbaine ;
– la strate de biodiversité couronnant les émergences, des belvédères boisés. Un nouveau skyline fait de haltes pour les espèces migrantes.
L’espace public, vu comme le réceptacle privilégié de la mixité fonctionnelle, joue un rôle clé dans l’évolution de l’image de ce nouveau pôle de mixité urbaine, secteur de mutations territoriales importantes.

KREMLIN-BICÊTRE / Parc urbain

KREMLIN-BICÊTRE / Parc urbain

Place-Parc au Coeur de la commune du Kremlin-Bicêtre, le Parc Urbain s’insère dans le projet du Ruban Vert de liaison verte à l’échelle intercommunale. Il redonne aux habitants un espace de respiration totalement ouvert et public, à l’interconnexion des flux de la ville : métro, hôpital, axes départementaux, écoles, résidences.

Le mail planté existant, la place du marché et les résidus d’espaces verts sont requalifiés grâce à un jeux de nivellement qui reconnecte les espaces et ouvre les possibilités d’usages.  L’appropriation de l’espace est encouragé par la multiplication des surfaces et des équipements : grande pelouse pour événements et bains de soleils, mobilier de repos, kiosque culturel et aire de jeux pour l’agrément, place minérale pour la vie urbaine.

SACLAY / AgroParisTech

SACLAY / AgroParisTech

Intégré dans le quartier de l’Ecole Polytechnique, le nouveau bâtiment commun d’AgroParisTech et de l’INRA est voué à devenir un des projets phares du cluster scientifique du plateau de Saclay. Campus hybridant ville et nature, c’est autour du paysage que s’articule le projet urbain et architectural : un paysage au fondement de l’identité du plateau, portant avec lui la définition du campus du 21e siècle. Le jardin est alors figure centrale et fédératrice du projet.

Ses principes:

– Un sol vivant, tant au niveau biologique qu’en termes d’usages. Ce sol est un plan libre, qui accueille et régule une diversité d’usages. L’idée est à la fois de permettre une liberté d’appropriation grâce à un sol simple et plane, et d’orchestrer cette polyvalence, en faisant varier les degrés d’intensités (écologiques ou usagères) par le traitement paysager.

– Une biodiversité qui s’exprime par les îlots d’intensités écologiques, régulant les usages et pour développer des réservoirs de biodiversité dans des lieux ponctuels, qui a aussi pour qualité d’apporter un confort climatique et de l’ombre.

– Une canopée, qui constitue le fil conducteur du paysage en le liant notamment à son environnement. Cette canopée est composée d’essences locales, spécifiques du plateau, permettant ainsi d’établir des continuités écologiques.

– Une mosaïque d’ambiances, permises par des variations paysagères : du grand jardin central aux espaces plus intimes, jardins, terrasses, bassins, pelouses, … Ces lieux constituent une diversité d’espaces permettant une diversité d’usages.

CLERMONT-FERRAND / Stade Marcombes

CLERMONT-FERRAND / Stade Marcombes

Le parti architectural et paysager adopté pour ce parc sportif urbain, est celui d’une Land Arch où se mêlent de manière étroite et harmonieuse architecture et paysage dans un dialogue nourri d’échos.

Le large parvis d’entrée ouvre sur l’ « Allée triomphante». Elle amplifie et révèle la géométrie hérite du vélodrome. Cette allée s’élargir pour former des prairies aménagées où il fera bon être. Ce premier élément avec lequel seront confrontés les visiteurs, dira tout de la démarche qui anime ce projet. Bien enraciné dans le passé et résolument tourné vers l’avenir; celui d’un parc paysager urbain. La figure structurante de l’allée reprend le double alignement d’arbres existants, alterne avec de nouveaux arbres au port tantôt haut tantôt bas en fonction des besoins en lumière de certains aménagements dont le «Bois des découvertes». Actuel square restructuré et agrandi en plusieurs zones de jeux, celui-ci est l’un des deux points haut du site. Les structures d’équilibres, les balançoires et jeux de sables en bois se mêlent avec les troncs des arbres des buttes arborée. Mélange d’arbres conservés et nouvelles plantations, ces buttes séparent les différentes zones de jeux et permettent à des tobbogans de prendre place dans la pente afin de révéler la topographie exceptionnelle du stade.

En écho au « bois des découvertes», la «Terrasse des Puys» est aménagée en toiture d’un bâtiment ateliers et salles sportives. Deuxième point haut, cette toiture plantée propose un belvédère sur l’ensemble du site. Ce lieu ménage des vues panoramique sur les sommets de la «Chaîne des Puys» et constitue ainsi une échappée sur le grand paysage de Clermont-Ferrand.

LIBOURNE / Quais de la confluence

LIBOURNE / Quais de la confluence

Les quais de la ville de Libourne, historiquement conçus comme un espace fonctionnel pour le commerce du vin, étaient devenus un vaste espace de stationnement. L’Agence Ter a gagné le concours lancé par la Maire en 2015 pour réaménager les quais sous le thème de la confluence ville – nature.
En chantier depuis 2016, l’Agence Ter accompagne la ville dans la démarche de valorisation du patrimoine architectural et fluvial. Le projet d’aménagement des quais en cours de finition, développe les mobilités douces pour une pacification des quais par la création d’une grande promenade qui relie le fleuve à la ville par la stimulation des usages et activités et dans l’affermissement de la dynamique portuaire et touristique. On peut déjà observer le métabolisme ville nature sur la place de la confluence et l’esplanade de la République, ou la mutation de parc de stationnement en lieu de vie ont changé le quotidien des citoyens avec des usages et rassemblements en bord de rive. En accompagnement de cette promenade, un long trottoir planté invite les promeneurs à marcher jusqu’au pont de Fronsac, point de départ d’une nouvelle tranche qui sera aménagée en 2020. Les axes du projet sont déjà visibles : clarification des parcours par la continuité du sol, ouverture visuelle vers l’eau, ouverture des quais aux pratiques urbaines (sports, plaisance, croisière, plage verte, festivités…) et amplification des berges naturelles par des jardins humides. Le projet de restauration des berges respecte le cycle naturel de l’eau par un travail de micro-topographie et la mise en place d’une végétation diversifiée avec des dégrées de gestion différenciée : jardins humides, alignement sous des bandes prairiales sèches, pelouses non fréquentées, pelouses fréquentées avec irrigation, etc…Ce projet propose à la fois une nouvelle urbanité sur les berges de Libourne avec des espaces publics hospitaliers et à la fois une place pour une nouvelle nature urbaine liée à l’eau permettant la coexistence entre inondabilité et usages.

LE VESINET / Ecoquartier du Parc Princesse

LE VESINET / Ecoquartier du Parc Princesse (455 logements, 600m² de commerces, une résidence personnes âgées)

L’écoquartier du Parc princesse constitue la dernière opportunité foncière pour la Ville pour créer un nouveau quartier de logements et d’équipements. Sur ce site, l’Hôpital du Vésinet (ancien asile impérial), inauguré en 1875 est un monument imposant et classé partiellement aux monuments historiques, constitue une figure centrale du futur quartier. Le site est presque entièrement boisé, lui conférant un statut singulier au cœur de cette ville-parc conçue et développée depuis le milieu du 19ème siècle par le Comte de Choulot.

Notre objectif pour cet écoquartier du parc Princesse est donc de réussir son implantation dans ce site contraint. Le projet propose d’instaurer une greffe urbaine dans le respect des éléments fondateurs de la ville,  une greffe typologique permettant de répondre aux objectifs de densification. en perpétuant un certain « idéal vésigondin » à habiter la nature et à rechercher un modèle alternatif de haute qualité entre les grandes demeures et les immeubles conçus comme des « pavillons » où les rez-de-chaussée deviennent « perméables » avec des  vues cadrées sur le paysage depuis les étages et toits habités.

En maintenant au maximum les arbres remarquables et en valorisant les boisements et milieux actuels, le projet réussi une greffe paysagère. Pour cela les constructions sont prioritairement implantées dans les clairières aux sols peu fertiles ou à l’emplacement d’anciennes constructions. Le projet mise également sur l’implication citoyenne par une concertation adaptée et une programmation au service de tous les riverains axées sur une réflexion approfondie sur les limites privé/public et la réalisation d’un chantier apaisé. Enfin, les objectifs environnementaux sont au cœur de la démarche par une approche systémique et transversale des différents paramètres du développement durable.