ANVERS / Over de ring Zuid

ANVERS / Over de ring Zuid

Le projet « Over de ring Zuid » fait partie d’une grande réflexion territoriale sur l’avenir de l’infrastructure périphérique à Anvers et la possibilité de le couvrir à certains endroits, afin de créer des opportunités de connexions, d’espaces publics et de développements futurs. Il s’agit de créer la continuité de la ville au-delà de la rupture infrastructurelle qui a été introduite dans les années 60. Le secteur d’intervention consiste de 4 km d’infrastructures avec tous les abords urbains et paysagers : comment est-ce que des couvertures potentielles peuvent être un moyen d’une transformation progressive de ce territoire?
Le projet du ring est une illustration des opportunités exceptionnelles qui sont créés grâce à l’idée de mettre l’infrastructure routier au deuxième plan et de prioriser la ville de demain avec ses réseaux de mobilités douces et de transports en commun, avec des espaces collectifs et des réserves écologiques, avec des développements urbains mixtes et avec des nœuds d’activités métropolitaines et de quartier, tout en gardant le grand paysage comme canevas pour la structuration des continuités autour du ring.
Dans la grande vision, des projets pilotes sont formulés, stratégiques car capable d’initier une transformation progressive du secteur. Certains des projets pilotes agissent sur les continuités importantes le long de tout le ring, par exemple les stratégies hydrologiques, écologiques, contre les effets des nuisances et de la pollution, tandis que d’autres développent un projet spatial pour les endroits ou connexions clés pour les quartiers autour ou même pour des nœuds métropolitains.
Le processus de définition des lignes directrices de ce projet a été un dialogue intense avec les habitants et les groupes citoyens, ce qui a permis de comprendre les différents points de vue des problématiques et des opportunités du site. A travers des workshops, des promenades, des présentations et dialogues individuelles, un lien a été construit entre les concepteurs et les usagers.

DIEPENBEEK / Campus

DIEPENBEEK / Campus

Un eco-campus pour Diepenbeek

Le développement continu du site du campus de Diepenbeek nécessite une réflexion sur la plus grande échelle. Non seulement sa position stratégique entre Hasselt, Genk et Diepenbeek, mais aussi le contexte des zones naturelles et inondables est d’une grande importance pour le projet. Différentes thématiques sont à la base de cette réflexion de plan guide pour le développement du site pour les prochaines décennies : l’eau, l’écologie, les mobilités douces et communs, les constructions (bâtiments du campus et logements étudiants).
Un axe central urbain organisera l’expansion du campus. Cette colonne vertébrale composée surtout d’espaces publics, est à la fois un élément connecteur et collecteur qui tisse les facultés, les parcs scientifiques et les bâtiments collectifs. Cette figure agit comme une nouvelle centralité du campus, une structure qui accueille la vie universitaire, professionnelle, culturelle et sociale du campus de Diepenbeek.
La stratégie spatiale pour l’expansion du campus s’inspire aux paysages propres du site: les forêts et les étangs le long du Miezerikbeek, les prairies de la vallée du Demer et les chambres et digues du paysage agricole central. Une variété de typologies et de principes d’implantation des nouveaux bâtiments sont pensées pour renforcer ces paysages.
Dans un premier temps, le campus se transformera sur site propre, en travaillant la problématique de la mobilité et le parking, en construisant aussi un axe d’espace public nord-sud, en développant un hub de transport public et en renforçant les paysages caractéristiques du territoire.
La première expansion du campus aura lieu dans le paysage des chambres agricoles et digues plantées, où l’axe central sera densifié et sera porteur des activités.

BRUXELLES / Metropolitan Landscapes – La Vallée du Molenbeek

BRUXELLES / Metropolitan Landscapes - La Vallée du Molenbeek

La Vallée du Molenbeek et son paysage historique, riche en milieux naturels et activités, elle montre les atouts et défis de la position du paysage et de l’espace ouvert périphérique pour le développement métropolitain de Bruxelles. Avec une position entre deux régions (Flandre et la Région Capitale bruxelloise), la vallée est aujourd’hui caractérisée par une rupture administrative et politique en plus du grand contraste ville-campagne. Par conséquent, la Vallée du Molenbeek est un territoire charnière, offrant beaucoup de potentiel pour devenir un instigateur pour le développement de la périphérie bruxelloise de demain.

Dans cette recherche par le projet, le tissu urbain est pensé et formé à travers les structures paysagères, notamment en coupe. La stratégie de développement de la Vallée est basée sur les caractéristiques topographiques du site, ce qui amène à une définition de diverses morpho-typologies de l’espace ouvert (fonctionnels ainsi que spatiales), dépendant de la hauteur dans la structure de la vallée : hilltop, cascade, low valley. Ces trois catégories représentent des positions pour des landmarks (métropolitains), pour une confrontation intense avec le tissu urbain ou pour un corridor naturel.

La vision générale pour la Vallée est basée sur l’idée d’un parc productif pour Bruxelles Ouest, qui évoque un mindshift dans la métropole en permettant la problématique de la durabilité alimentaire d’être visible pour tous. Le parc introduira des circuits courts, et combinera des espaces écologiques, productifs et publics en une seule structure paysagère péri-urbaine cohérente. La relation avec le tissu entourant est essentielle dans ce sens. Diverses projets pilotes ont été définis pour les différentes séquences du parc (rurale, charnière, urbaine).

Le paysage métropolitain de la Vallée du Molenbeek fonctionnera donc autant comme charnière que comme levier pour le développement de la périphérie nord-ouest de Bruxelles.

AIX-LA-CHAPELLE–LIMBOURG / La métropole verte

AIX-LA-CHAPELLE–LIMBOURG / La métropole verte

Le site est vaste (300 km2) et il s’agit de créer une stratégie territoriale à l’échelle régionale, d’autant plus exigeante que ce territoire, composé d’une mosaïque d’espaces urbains, agricoles, naturels et industriels, partage ses frontières entre l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas. Afin de favoriser l’émergence d’une identité tri-nationale, l’équipe dirigée par l’Agence Ter choisit de mettre en communication les espaces fragmentés, plutôt que de les homogénéiser. Elle étudie les strates escamotées du territoire et découvre une couche de charbon souterraine qui parcourt les trois pays et forme un champ signifiant partagé par leurs populations. La couche géologique devient alors un facteur de paysage capable de déclencher le développement d’une métropole régionale franchissant les frontières administratives entre les trois pays. L’équipe cherche alors à relier urbanisme et nature postindustrielles afin de créer, en alternative à la conurbation dense, une métropole verte. Pour répondre à la complexité du paysage hybride, l’équipe propose deux axes structurants : la route métropolitaine qui devient l’épine dorsale du projet territorial et relie les noyaux urbains et les pôles de développement déjà actifs, puis une route verte qui longe et relie les cours d’eau aux parcs naturels et zones écologiques, tout en intégrant les équipements sportifs et de loisirs.