Expo International du Paysage 2027: le jardin d´avenir de l´Emscher

Expo International du Paysage 2027: le jardin d' avenir de l' Emscher

L´eau est le sujet central du jardin d´avenir dont le site est caractérisé par le contraste : site industriel et paysage naturel, artificiel et état pur, exploitation et nature, activité et écologie. L´intention est de montrer aux visiteurs les impacts de l´activité minière sur l’eau et le paysage en rendant visible les différentes strates.

Les trois cours d´eau existant deviennent la structure de base d´un réseau de chemins qui relie le centre-ville avec le jardin d´avenir au bord du Rhin. Sous la devise « utiliser au lieu de posséder », différents moyens de transport sont mis à la disposition autant des visiteurs que des habitants. Selon le parcours choisi, la gamme proposé va des bus autonomes, vélos où scooters électriques jusqu´au hoverboard.
En plus, trois itinéraires proposés, les loops, font le tour du patrimoine culturelle et l´héritage local existant sur le site.

Au jardin d´avenir, les paysages différents des embouchures sont complétés par des zones de plantation temporaires, les jardins-aquarelles. Ils sont reliés par une passerelle panoramique qui traverse le terrain entier tout en intégrant les vestiges industriels.

La passerelle se constitue de traverses et de plateformes en bois dont les différentes hauteurs permettent des perspectives nouvelles sur les jardins-aquarelles, les estuaires, le Rhin et l´arrière-pays du bassin de la Ruhr. Au delta de l´Emscher, le visiteur se promène directement au niveau de l´eau ce qui souligne le côté artificiel du paysage. Là, où le terrain s´est abaissé à cause de l´exploitation minière, des perchoirs ont été installés au niveau original du terrain ce qui permet de sentir et de voir l´impact de l´industrie sur le paysage.

SAINT-LOUIS / Le Gol

SAINT-LOUIS / Le Gol

Le périmètre ANRU du quartier du Gol s’étend de la ravine du Gol à la ravine Papaye et des champs de canne au Nord jusqu’à la RN1.
Trois éléments majeurs de territoire vont permettre la construction du futur projet:
– les ravines: marqueurs du paysage et vecteurs de développement;
– la topographie: aujourd’hui mal appréhendées les logiques est-ouest doivent devenir support du dessin du projet;
– les polarités existantes et futures qu’elles soient culturelles, scolaires, cultuelles, sportives, commerciales ou historiques doivent être réintégrées et révélées par le nouveau projet.

L’AVENUE PASTEUR ET SES PLACES
L’avenue Pasteur reprend sa place de colonne vertébrale du quartier. Elle trouve un début et une fin et est articulée autour de 5 places structurantes.
LA GRANDE LISIÈRE
Nouvelle limite à l’urbanisation se déroulant du Nord au Sud, jouant habilement entre mise à distance et mise en valeur de l’Usine se colorie au contact des secteurs qu’elle touche.
LES TRAVERSES
La réorganisation des cheminements au sein du quartier permet de connecter les lieux d’intérêt et sécuriser les parcours des habitants.

Cette nouvelle figure permet de penser toutes les échelles du projet et  parcourir toutes les thématiques du projet: du local au territoriale et du paysage à l’urbain.

BRUXELLES / Metropolitan Landscapes – La Vallée du Molenbeek

BRUXELLES / Metropolitan Landscapes - La Vallée du Molenbeek

La Vallée du Molenbeek et son paysage historique, riche en milieux naturels et activités, elle montre les atouts et défis de la position du paysage et de l’espace ouvert périphérique pour le développement métropolitain de Bruxelles. Avec une position entre deux régions (Flandre et la Région Capitale bruxelloise), la vallée est aujourd’hui caractérisée par une rupture administrative et politique en plus du grand contraste ville-campagne. Par conséquent, la Vallée du Molenbeek est un territoire charnière, offrant beaucoup de potentiel pour devenir un instigateur pour le développement de la périphérie bruxelloise de demain.

Dans cette recherche par le projet, le tissu urbain est pensé et formé à travers les structures paysagères, notamment en coupe. La stratégie de développement de la Vallée est basée sur les caractéristiques topographiques du site, ce qui amène à une définition de diverses morpho-typologies de l’espace ouvert (fonctionnels ainsi que spatiales), dépendant de la hauteur dans la structure de la vallée : hilltop, cascade, low valley. Ces trois catégories représentent des positions pour des landmarks (métropolitains), pour une confrontation intense avec le tissu urbain ou pour un corridor naturel.

La vision générale pour la Vallée est basée sur l’idée d’un parc productif pour Bruxelles Ouest, qui évoque un mindshift dans la métropole en permettant la problématique de la durabilité alimentaire d’être visible pour tous. Le parc introduira des circuits courts, et combinera des espaces écologiques, productifs et publics en une seule structure paysagère péri-urbaine cohérente. La relation avec le tissu entourant est essentielle dans ce sens. Diverses projets pilotes ont été définis pour les différentes séquences du parc (rurale, charnière, urbaine).

Le paysage métropolitain de la Vallée du Molenbeek fonctionnera donc autant comme charnière que comme levier pour le développement de la périphérie nord-ouest de Bruxelles.

NANTES / Bords-à-Bords

NANTES / Bords-à-Bords

Bords à bords est une stratégie métropolitaine prospective qui anticipe la montée du niveau des eaux et s’incarne sur six sites pilotes représentatifs de la diversité des paysages.

Le maillage territorial proposé s’appuie sur la géographie et l’histoire du territoire. Ces paysages sont marqués par la présence de l’eau sous toutes ses formes. Les balises, les franchissements et les mouvements sont autant de signes de sa présence. Véritables lieux d’interface, les bords, dans leur diversité, deviennent les espaces privilégiés du projet.

Ce dispositif évolutif propose à court terme des actions de préfiguration qui activent les bords. Sur le long terme, il engage une nouvelle dynamique métropolitaine.

RENNES / Vallée de la Vilaine Aval

RENNES  / Vallée de la Vilaine Aval

Notre réflexion porte sur l’ensemble du territoire de la vallée, soit 25 km de berges de part et d’autre du fleuve. Partant du constat que cette vallée est porteuse d’un fort imaginaire capable de créer une identité commune sur un territoire morcelé qui tourne aujourd’hui le dos à son fleuve, notre proposition consiste à recréer du lien entre la Vilaine et sa campagne. Le parc de la Vilaine a pour vocation de travailler à la recomposition du territoire, au rassemblement de ses composantes, notamment à travers une mise en réseau plus directe des deux rives de la Vilaine. L’originalité de ce parc est d’associer un cadre de vie diversifié et de qualité avec un grand nombre d’activités. Le parc de la Vilaine sera celui de la proximité et de la qualité de vie. Nous proposons de structurer ce parc autour de deux voies, véritables lignes d’énergies qui articulent les aménités de ce territoire.

BORDEAUX / 55 000 ha pour la Nature

BORDEAUX / 55 000 ha pour la Nature

Le développement de l’intercommunalité et la décentralisation des aménagements vers les communes périphériques a engendré une extension urbaine importante productrice d’interfaces restant quelque peu indéfinies entre la ville et la «non-ville». Les limites de l’agglomération et de la ville sont, en général, des espaces en constante évolution. Ce sont des lieux où s’opèrent des changements et des évolutions rapides de la construction urbaine. S’en dégage souvent le sentiment de destruction du cadre de vie en raison de la mutation rapide de celui-ci qui déstabilise les repères des habitants. Ces espaces sont également les lieux d’exposition de la nature, là où elle se donne à voir par ses lisières et ses horizons.
La richesse des éléments naturels de la CUB ont produit un nombre important d’espaces d’interfaces. Ces espaces sont générateurs de situations de lisière que l’on peut définir comme autant de ‘’Bords’’ qui se forgent au gré des éléments naturels et urbains qu’ils rassemblent. Ils ne constituent pas une ligne mais une épaisseur, à l’image d’un écotone entre deux milieux écologiques. De même, ils ne sont pas homogènes et peuvent se décliner différemment selon les espaces qu’ils traversent et constituent la trame vivante de la CUB. Nous avons mis en évidence quatre grandes catégories de Bords : les bords forestiers, les bords d’eaux, les bords agricoles, les bords de parc et les bords d’infrastructures. Les bords concentrent les enjeux de demain. Ce sont des zones d’intérêt pour le projet urbain propices à l’innovation de la pensée urbaine en lien avec la nature.

ANTIBES / Sophia Antipolis

ANTIBES / Sophia Antipolis

Sophia Antipolis qui a incarné le rêve urbain de travailler dans la nature doit aujourd’hui se renouveler et proposer une véritable ville-nature: cela impose de penser autrement en imaginant de nouveaux modes d’échanges, de relations, de mixité programmatique, de vie urbaine et un nouveau regard sur l’espace naturel.

Les propositions émises par l’Agence TER cherchent à répondre à l’aspect labyrinthique des lieux, fruits de l’évolution erratique récente, prônant pour y répondre un réseau de circulations douces améliorant la perception du territoire. L’objectif de durabilité implique aussi de composer avec le capital nature mais aussi l’attractivité culturelle et les formes urbaines. Ces enjeux s’avèrent cruciaux à l’heure des réflexions sur le développement de nouveaux pôles au sein de la technopole.

A l’issu de cette étude, un schéma directeur définit une nouvelle organisation conjuguant ces préoccupations pour donner à la technopole les clés d’une refonte et d’un développement exemplaire.

Cette étude a donc eu pour but de constituer une « charte du capital nature », ouvrage de référence destiné à être communiqué aux élus, aux aménageurs et aux différents services publics en charge des espaces publics et forestiers de Sophia. Cette charte met l’accent sur le rôle structurant des grands éléments du paysage que sont les vallées et buttes Sophipolitaines aujourd’hui sous considérées et menacées à terme par l’expansion de la technopole.

CHANGSHA / Ouest Meixi Lac

CHANGSHA / Ouest Meixi Lac

Pour répondre aux besoins démographiques et alimenter la croissance économique, la ville de Changsha, développe une ville nouvelle résolument écologique à sa périphérie. La ville écologique vient raccorder les éléments urbains isolés et indépendants existants de l’autre côté de la rivière (campus universitaire, une zone d’activité et un business district) à la ville ancienne. Territoire d’eau, le réseau hydrographique mais aussi la topographie ont guidé la conception du plan guide. Un axe est-ouest relie deux lacs paysagés. De cette colonne vertébrale viennent se connecter des transversales nord-sud depuis les montagnes vers la ville. Ces connexions secondaires s’appuient sur le réseau hydraulique, les espaces ouverts et les axes routiers existants dont les services écosystémiques (continuités écologiques, filtration de l’eau, îlots de fraîcheur, zone refuge à la biodiversité…) sont renforcés pour créer une matrice écologique à l’ensemble de la ville.

ARGENTEUIL / Plaine agricole

ARGENTEUIL / Plaine agricole

La plaine d’Argenteuil, ce sont 120 hectares d’espaces naturels situés au pied des Buttes-du-Parisis, en plein cœur de la ville dense. C’est aujourd’hui un espace morcelé et soumis à de fortes pressions inhérentes à la proximité de la ville (occupation illégale, usages détournés, pression foncière, etc). Elle doit être recomposée pour former une entité globale et pouvoir constituer un espace paysager ouvert inédit dans le paysage de la proche couronne parisienne.

La réalisation de cette étude a eu pour objectif la mise en place d’un schéma stratégique et d’aménagement agricole et paysager.
A l’échelle de la boucle d’Argenteuil, des buttes du Parisis ou encore de la ville, il parait évident que la Plaine offre de multiples possibilités de valorisation du point de vue économique, agricole, paysager, patrimonial, culturel et social.
Constituée de différentes entités distinctes et d’interfaces multiples, la plaine est un objet complexe dont il faut inventer les contours. Il nous est ainsi apparu indispensable de nous appuyer sur les traces encore existantes (anciennes familles d’agriculteurs argenteuillais, parcellaire, réseau viaire, arbres, etc) pour réinventer ce paysage et proposer une recomposition de l’espace de la Plaine à partir de l’existant et selon une logique d’opportunités au fur et à mesure de la libération des parcelles.

Dans un contexte foncier complexe et avec une situation économique tendue, l’Agence Ter et son groupement ont donc travaillé sur un scénario d’aménagement consistant à amorcer une économie agricole viable sur la plaine grâce à différents scénarios tout en sécurisant progressivement le foncier et en activant au fur et à mesure des lieux fédérateurs ouverts au public argenteuillais et franciliens.
L’objectif de ce schéma étant, in fine, de parvenir à trouver pour la plaine d’Argenteuil un équilibre entre une vocation récréative, économique et naturelle et lui donner un véritable statut d’espace agricole urbain.

SEINE AVAL / Seine Park

SEINE AVAL / Seine Park

Le territoire de Seine Park s’étend, à l’ouest de Paris, entre les communes de Conflans Sainte Honorine jusqu’à Jeufosse dans le département des Yvelines, sur un linéaire de 84km de berges de fleuve. Pour aborder cette échelle de territoire, il fallait trouver d’autres ressorts que la composition paysagère, dans lequel la Seine est un sujet vivant, avec ses crues et sa géographie complexe, faite d’iles, de bras morts, de boisements, de ressources en eau potable. Mais sur ce territoire actif, soumis à une forte pression foncière, l’Agence TER a choisi de se concentrer sur les espaces ‘’en creux’’, situés entre les villes, qui jalonnent le fleuve mais risquent d’être banalisés par une urbanisation qui ne tiendrait pas compte de leur potentiel. L’enjeu de la démarche a été de leur donner une valeur, par une programmation qui retisse des liens entre fleuve et plateau, et des continuités le long de la Seine, et fédère ainsi les communes autour d’un projet partagé. Ces entités paysagères, situées entre les villes, ont été dénommées « plages » : elles s’étendent de la plaine alluviale aux rebords de plateau, et doivent évoluer en lieux à forte valeur ajoutée.