BRUXELLES / Metropolitan Landscapes – La Vallée du Molenbeek

BRUXELLES / Metropolitan Landscapes - La Vallée du Molenbeek

La Vallée du Molenbeek et son paysage historique, riche en milieux naturels et activités, elle montre les atouts et défis de la position du paysage et de l’espace ouvert périphérique pour le développement métropolitain de Bruxelles. Avec une position entre deux régions (Flandre et la Région Capitale bruxelloise), la vallée est aujourd’hui caractérisée par une rupture administrative et politique en plus du grand contraste ville-campagne. Par conséquent, la Vallée du Molenbeek est un territoire charnière, offrant beaucoup de potentiel pour devenir un instigateur pour le développement de la périphérie bruxelloise de demain.

Dans cette recherche par le projet, le tissu urbain est pensé et formé à travers les structures paysagères, notamment en coupe. La stratégie de développement de la Vallée est basée sur les caractéristiques topographiques du site, ce qui amène à une définition de diverses morpho-typologies de l’espace ouvert (fonctionnels ainsi que spatiales), dépendant de la hauteur dans la structure de la vallée : hilltop, cascade, low valley. Ces trois catégories représentent des positions pour des landmarks (métropolitains), pour une confrontation intense avec le tissu urbain ou pour un corridor naturel.

La vision générale pour la Vallée est basée sur l’idée d’un parc productif pour Bruxelles Ouest, qui évoque un mindshift dans la métropole en permettant la problématique de la durabilité alimentaire d’être visible pour tous. Le parc introduira des circuits courts, et combinera des espaces écologiques, productifs et publics en une seule structure paysagère péri-urbaine cohérente. La relation avec le tissu entourant est essentielle dans ce sens. Diverses projets pilotes ont été définis pour les différentes séquences du parc (rurale, charnière, urbaine).

Le paysage métropolitain de la Vallée du Molenbeek fonctionnera donc autant comme charnière que comme levier pour le développement de la périphérie nord-ouest de Bruxelles.

NANTES / Bords-à-Bords

NANTES / Bords-à-Bords

Bords à bords est une stratégie métropolitaine prospective qui anticipe la montée du niveau des eaux et s’incarne sur six sites pilotes représentatifs de la diversité des paysages.

Le maillage territorial proposé s’appuie sur la géographie et l’histoire du territoire. Ces paysages sont marqués par la présence de l’eau sous toutes ses formes. Les balises, les franchissements et les mouvements sont autant de signes de sa présence. Véritables lieux d’interface, les bords, dans leur diversité, deviennent les espaces privilégiés du projet.

Ce dispositif évolutif propose à court terme des actions de préfiguration qui activent les bords. Sur le long terme, il engage une nouvelle dynamique métropolitaine.

RENNES / Vallée de la Vilaine Aval

RENNES  / Vallée de la Vilaine Aval

Notre réflexion porte sur l’ensemble du territoire de la vallée, soit 25 km de berges de part et d’autre du fleuve. Partant du constat que cette vallée est porteuse d’un fort imaginaire capable de créer une identité commune sur un territoire morcelé qui tourne aujourd’hui le dos à son fleuve, notre proposition consiste à recréer du lien entre la Vilaine et sa campagne. Le parc de la Vilaine a pour vocation de travailler à la recomposition du territoire, au rassemblement de ses composantes, notamment à travers une mise en réseau plus directe des deux rives de la Vilaine. L’originalité de ce parc est d’associer un cadre de vie diversifié et de qualité avec un grand nombre d’activités. Le parc de la Vilaine sera celui de la proximité et de la qualité de vie. Nous proposons de structurer ce parc autour de deux voies, véritables lignes d’énergies qui articulent les aménités de ce territoire.

BORDEAUX / 55 000 ha pour la Nature

BORDEAUX / 55 000 ha pour la Nature

Le développement de l’intercommunalité et la décentralisation des aménagements vers les communes périphériques a engendré une extension urbaine importante productrice d’interfaces restant quelque peu indéfinies entre la ville et la «non-ville». Les limites de l’agglomération et de la ville sont, en général, des espaces en constante évolution. Ce sont des lieux où s’opèrent des changements et des évolutions rapides de la construction urbaine. S’en dégage souvent le sentiment de destruction du cadre de vie en raison de la mutation rapide de celui-ci qui déstabilise les repères des habitants. Ces espaces sont également les lieux d’exposition de la nature, là où elle se donne à voir par ses lisières et ses horizons.
La richesse des éléments naturels de la CUB ont produit un nombre important d’espaces d’interfaces. Ces espaces sont générateurs de situations de lisière que l’on peut définir comme autant de ‘’Bords’’ qui se forgent au gré des éléments naturels et urbains qu’ils rassemblent. Ils ne constituent pas une ligne mais une épaisseur, à l’image d’un écotone entre deux milieux écologiques. De même, ils ne sont pas homogènes et peuvent se décliner différemment selon les espaces qu’ils traversent et constituent la trame vivante de la CUB. Nous avons mis en évidence quatre grandes catégories de Bords : les bords forestiers, les bords d’eaux, les bords agricoles, les bords de parc et les bords d’infrastructures. Les bords concentrent les enjeux de demain. Ce sont des zones d’intérêt pour le projet urbain propices à l’innovation de la pensée urbaine en lien avec la nature.

SEINE AVAL / Seine Park

SEINE AVAL / Seine Park

Le territoire de Seine Park s’étend, à l’ouest de Paris, entre les communes de Conflans Sainte Honorine jusqu’à Jeufosse dans le département des Yvelines, sur un linéaire de 84km de berges de fleuve. Pour aborder cette échelle de territoire, il fallait trouver d’autres ressorts que la composition paysagère, dans lequel la Seine est un sujet vivant, avec ses crues et sa géographie complexe, faite d’iles, de bras morts, de boisements, de ressources en eau potable. Mais sur ce territoire actif, soumis à une forte pression foncière, l’Agence TER a choisi de se concentrer sur les espaces ‘’en creux’’, situés entre les villes, qui jalonnent le fleuve mais risquent d’être banalisés par une urbanisation qui ne tiendrait pas compte de leur potentiel. L’enjeu de la démarche a été de leur donner une valeur, par une programmation qui retisse des liens entre fleuve et plateau, et des continuités le long de la Seine, et fédère ainsi les communes autour d’un projet partagé. Ces entités paysagères, situées entre les villes, ont été dénommées « plages » : elles s’étendent de la plaine alluviale aux rebords de plateau, et doivent évoluer en lieux à forte valeur ajoutée.

TOULOUSE / Grand Parc Garonne

TOULOUSE / Grand Parc Garonne

La Garonne, colonne vertébrale des espaces naturels et de respiration de la métropole toulousaine à longtemps été dépréciée par l’urbanisation. Le plan-guide définit les principes d’une reconquête des territoires de Garonne à l’échelle de l’agglomération toulousaine, en proposant de créer le Grand Parc naturel, urbain et fluvial qui lui manque. Les portes de Garonne (« hubs » multimodaux transversaux de connexion pôles urbains/Garonne) et la Via Garonna (voie douce longitudinale et partagée : piéton, cycles, équestre….) constituent les éléments principaux et repérables du réseau de mobilités douces. Cette réappropriation des bords de Garonne est l’occasion de valoriser le patrimoine architectural et paysager, mais aussi de renouer avec un art de vivre en lien avec les nouvelles dynamiques créatives de la métropole.
L’élaboration du Plan Guide menée en étroite collaboration avec les services de l’Etat, les communes concernées et de nombreux partenaires (associations/usagers) a permis de définir les orientations stratégiques du projet et d’assurer la convergence des objectifs sur les différentes séquences du fleuve.
Au-delà des limites administratives de la communauté urbaine, le Grand Parc Garonne s’inscrit dans une approche spatiale et temporelle très large, à l’échelle de la Haute-Garonne et de la région Midi-Pyrénées, mais également de tout le bassin versant de la Garonne. Parallèlement à la réflexion stratégique de long terme (horizon 2030), des opérations pilotes ont été identifiées afin d’engager dès 2012 la reconquête du fleuve

ILE DE FRANCE / Grand Paris / Pour une métropole durable

ILE DE FRANCE / Grand Paris / Pour une métropole durable

La consultation internationale « Le Grand Pari(s) de l’agglomération parisienne » engagée par l’État et les collectivités en 2008-2009 a interrogé le fonctionnement de la métropole à l’échelle de l’Ile-de-France et permis de tracer des pistes, de définir un canevas, d’esquisser des scénarios post-Kyoto. Le contexte actuel, les concrétisations aujourd’hui à l’œuvre modifient la donne et nécessitent d’instruire à nouveau le débat et de tracer de nouvelles perspectives.
Notre étude porte sur les potentialités de densification et d’urbanisation des fonciers disponibles en bordure des infrastructures fluviales, ferroviaires ou autoroutières et dans les zones d’activités commerciales, dans un premier temps et sur l’expérimentation de stratégies d’implantation de programmes de logements collectifs dans un deuxième temps.
Réfléchir « en grand » permet d’aborder la question des friches notamment dans un nouveau rapport au territoire. Mis bout à bout, ces espaces délaissés redessinent de nouveaux paysages et offrent de nouvelles potentialités d’usage et de biodiversité. Ils fabriquent des continuités de situations de nature qui interfèrent avec d’autres situations paysagères. Les délaissés urbains petits et moyens renforcent une minéralité exacerbée de la ville et renvoient souvent une image négative de la qualité de vie. A cette échelle, la transformation paysagère vient accompagner des usages existants : pockets garden pour attendre les transports en communs, à proximité des lieux de scolarisation. Ces lieux se déclinent en fonction de la typologie de public qui les fréquente : jeunes, public en transit, riverains.

HAMBOURG / Littoral urbain

HAMBOURG / Littoral urbain

Des cartes historiques montrent la qualité du paysage forgé par la marée : des couches horizontales de paysage domestiqué qui se superposent et se chevauchent depuis des centaines d´années. L´impact du fleuve l´Elbe s´est diminué au cours des années pour céder la place aux terres agricoles et aux agglomérations. Protégés par les digues, les hommes vivent aujourd´hui sans lien direct avec la dynamique et la force créatrice de l´eau. Avec un nouveau regard sur ce paysage maritime, l´histoire de cet espace en mouvement perpétuel peut être poursuivie.

Depuis presque 50 ans, une partie du fleuve, la Süderelbe, n´est plus soumise à l´influence des marées. On y trouve pourtant tous les éléments caractéristiques du paysage maritime sous forme comprimée ce qui permet à la zone de devenir un laboratoire pour l´ensemble de l´estuaire. Et c´est le paysage culturel même qui fournit les moyens de son aménagement : alluvions et déplacement comme principe de base, la recherche et le changement des lignes et des couches existantes comme outils d´aménagement.

AIX-LA-CHAPELLE–LIMBOURG / La métropole verte

AIX-LA-CHAPELLE–LIMBOURG / La métropole verte

Le site est vaste (300 km2) et il s’agit de créer une stratégie territoriale à l’échelle régionale, d’autant plus exigeante que ce territoire, composé d’une mosaïque d’espaces urbains, agricoles, naturels et industriels, partage ses frontières entre l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas. Afin de favoriser l’émergence d’une identité tri-nationale, l’équipe dirigée par l’Agence Ter choisit de mettre en communication les espaces fragmentés, plutôt que de les homogénéiser. Elle étudie les strates escamotées du territoire et découvre une couche de charbon souterraine qui parcourt les trois pays et forme un champ signifiant partagé par leurs populations. La couche géologique devient alors un facteur de paysage capable de déclencher le développement d’une métropole régionale franchissant les frontières administratives entre les trois pays. L’équipe cherche alors à relier urbanisme et nature postindustrielles afin de créer, en alternative à la conurbation dense, une métropole verte. Pour répondre à la complexité du paysage hybride, l’équipe propose deux axes structurants : la route métropolitaine qui devient l’épine dorsale du projet territorial et relie les noyaux urbains et les pôles de développement déjà actifs, puis une route verte qui longe et relie les cours d’eau aux parcs naturels et zones écologiques, tout en intégrant les équipements sportifs et de loisirs.